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    Vive le multipartisme

    Burundi: Message des évêques à la veille des élections (290393)

    Bujumbura, 29mars(APIC) A la veille des élections générales de juin prochain, les évêques catholiques du Burundi appellent les citoyens et les

    responsables politiques burundais à la vigilance et saluent les vertus du

    multipartisme. Ils donnent à leurs concitoyens un certain nombre de conseils pour éviter que ces élections ne "tournent mal" comme c’est arrivé

    dans d’autres pays d’Afrique.

    Dans un "Message sur la démocratie multipartiste et sur les prochaines

    élections générales" qu’ils viennent de publier, les évêques déclarent apprécier le multipartisme qui se développe depuis quelques mois dans le

    pays, même si "ce court laps de temps ne suffit pas pour apprécier à leur

    juste valeur les effets bénéfiques de ce système politique dans notre

    pays".

    Comme d’autres pays d’Afrique noire, le Burundi vit actuellement une

    phase délicate de transition démocratique qui doit déboucher en juin prochain sur des élections générales. Une bonne occasion de construire et de

    fortifier la paix et l’espérance, estiment les évêques.

    Depuis que le processus de démocratisation s’est mis en route au Burundi, "les langues se sont déliées, les gens osent dire ouvertement ce qu’ils

    pensent; ils adhèrent aux associations de toute nature et le nombre de ces

    associations ne cesse de croître". Mais les évêques du Burundi reconnaissent que le multipartisme est délicat à manoeuvrer, d’autant plus que c’est

    pour le pays une réalité nouvelle à laquelle les gens doivent s’habituer

    progressivement, "car les partis politiques peuvent devenir de nouveaux

    chemins de division".

    Les prélats burundais notent ainsi que dans certains pays d’Afrique, les

    élections ont mal tourné parce que les citoyens n’ont pas été suffisamment

    informés sur le code électoral ou parce qu’ils ne l’ont pas accepté ou encore parce qu’ils n’ont pas accepté le résultat de la consultation. Au Burundi, relèvent-ils, il est nécessaire de mettre sur pied une "commission

    d’hommes de confiance et incorruptibles" chargés de superviser le bon déroulement des élections pour que, en cas de contestation, ils puissent

    trancher avec justice assez vite, "avant qu’il ne soit trop tard". (apiccip/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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