Burundi : le prononce apostolique à Bujumbura (260888)
Kuntega/Rome, 26août(APIC/CIP) "Il faut que les organisations internationales fassent tous les efforts possibles pour venir en aide aux populations du Burundi". Tel est l’appel lancé jeudi soir par le prononce apostolique au Burundi, Mgr Pietro Sambi, dont les propos ont été reccueillis par
le journal catholique italien "L’Avvenire". Mgr Sambi a été interrogé par
ce dernier peu après son retour de Kuntega, dans la province burundaise de
Kirundo, ou ont débuté les violents affrontements ethniques qui opposent
Tutsis et Hutus depuis trois semaines.
Mgr Sambi rapporte que "les maisons brûlées et abandonnées donnent l’impression d’un vaste cimetière ou d’un désert". "Après avoir cherché refuge
au Rwanda, poursuit-il, certains burundais sont revenus au pays. Ils ont un
besoin urgent de vivres, de couvertures et de médicaments. De médicaments
surtout, car plusieurs personnes sont restés des jours entiers sans pouvoir
s’alimenter. Ils sont revenus au pays dans un état de faiblesse extrême et
risquent d’attraper la malaria, après avoir séjourné dans une région très
marécageuse".
Le prononce apostolique précise encore qu’il a pu s’entretenir à Kuntega
avec la population locale à laquelle il a pu porté les encouragements de
Jean-Paul II. Il ajoute que la Caritas du Burundi va envoyer dans le nord
du pays les secours les plus indispensables, en comptant par la suite sur
la solidarité internationale.
Par ailleurs, les évêques du Burundi dans un message destiné à toute
l’Eglise catholique, dénoncent les meurtres innombrables commis ces dernières semaines. "Ce n’est pas en semant la violence et la mort que les Burundais parviendront à trouver la prospérité et à vivre dans la coexistence
nationale", soulignent-ils. Les évêques condamnent donc les extrémistes, de
quelque bord qu’ils soient. Ils exhortent ceux qui croient en la vie et en
la personne humaine à redoubler de dynamisme et d’initiatives pour faire
prévaloir ces valeurs. A Kuntega, dit encore Mgr Sambi, les religieuses et
le curé sont revenus. Un signe encourageant pour les réfugiés.
(apic/jt/bcy)