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    Burundi: Appel des évêques "Le dialogue et les habitants avant tout"

    Pour une authentique démocratie

    Bujumbura, 30 août 2007 (Apic) La dernière réunion extraordinaire des évêques du Burundi s’est penchée sur la crise politique et institutionnelle qui tient le pays en échec depuis plusieurs semaines. A l’issue de cette rencontre, ils ont lancé un appel aux politiciens pour qu’ils considèrent en priorité les problèmes de la population.

    "Que les politiciens retiennent leurs langues et qu’ils ne tiennent plus les propos censés diviser la population ; qu’ils mettent en avant le dialogue et les priorités de la population", ont affirmé les évêques.

    Récemment, l’opposition, mais aussi plusieurs éléments du parti au pouvoir (Cndd), ont critiqué le remaniement du gouvernement, réalisé par le président Pierre Nkurunziza, marginalisant de ce fait les partis de la minorité. Au cours des dernières semaines, les travaux du Parlement sont restés bloqués en raison de cette polémique, aggravée le week-end dernier par les attaques à la grenade lancées contre les domiciles de cinq politiciens.

    Appel à toutes les formations politiques

    Les évêques ont ouvertement critiqué les chefs de toutes les formations politiques, accusés de contribuer à accroître les tensions en se lançant réciproquement des accusations par l’intermédiaire des journaux et des radios nationaux. Les prélats expriment leur inquiétude concernant le dialogue avec les rebelles des Forces nationales de libération (Fnl) qui semble s’être de nouveau enlisé, obligeant les habitants des villages à vivre dans un "état de frustration permanent" et dans un climat d’insécurité générale ; la communauté internationale a elle aussi exprimé sa grande préoccupation à ce sujet dans le cadre d’un récent communiqué du corps diplomatique accrédité dans le pays. "Les leaders des formations politiques doivent rivaliser pour asseoir la véritable démocratie - expliquent les évêques - qui entraîne la libre expression. Que le vainqueur n’harcèle pas le vaincu. Que les vaincus ne causent pas de désordres afin de ne pas retarder le progrès national". La conférence suggère de considérer sérieusement les institutions de l’État, en privilégiant les intérêts de la nation avant toute chose, et les intérêts personnels en second lieu seulement, dans le cadre d’une cohésion et d’une collaboration réciproque. (apic/misna/js)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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