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    La plupart des victimes sont des femmes et des enfants

    Burundi: 70 civils massacrés par l’armée burundaise

    Bujumbura 6 janvier 2000 (APIC) Septante civils, la plupart des femmes et des enfants, ont été massacrés le 31 décembre par l’armée burundaise à Kabezi, dans la province de Bujumbura, rapporte l’agence missionnaire italienne Misna.

    Selon Misna cette nouvelle tuerie a eu lieu le 31 décembre à 6 heures du matin. Un groupe de militaires du bataillon mobile de Mubone a d’abord arrêté des civils, qu’ils ont divisé en deux groupes et tué à l’arme blanche, le premier dans un camp, le second à l’intérieur d’une habitation. Plusieurs victimes ont été identifiées. La plupart sont des femmes et des enfants.

    Le Burundi continue d’être le théâtre d’une cruelle guerre civile qui oppose l’armée régulière aux rebelles. Ces derniers se sont rendus coupables de crimes contre la population locale dans les provinces de Ruyigi et de Rutana, non loin de la frontière tanzanienne.

    Selon des témoignages directs émanant de la société civile, au moins deux familles ont été exterminées par les rebelles du FDD, l’aile armée du CNDD. On ignore jusqu’ici le nombre exact des victimes. Les derniers événements ont en tout cas suscité un sauve-qui-peut général parmi la population civile, et plusieurs centaines de réfugiés sont signalés dans la ville de Gitega.

    L’agence Misna signale par ailleurs que le flux des réfugiés burundais vers la Tanzanie a augmenté considérablement durant les jours qui ont précédé Noël. 2’380 personnes ont ainsi été recensées par les organisations humanitaires pour les 18 et 19 décembre1999.

    Dans son dernier bulletin, l’Agence Irin signale de son côté que l’augmentation du flux migratoire a poussé le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a ouvrir un nouveau camp d’accueil à Karago, dans la région de Kigoma.

    Selon les réfugiés eux-mêmes, deux motifs poussent les civils burundais à s’enfuir: l’enrôlement forcé par les militaires de jeunes gens, garçons et filles, pour combattre la rébellion, et les sollicitations, de la part des mouvements armés anti-gouvernementaux, à se retirer en territoire tanzanien. (apic/cip/msa/mk/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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