Bulgarie: l’ex-président nie toute responsabilité (201192)
Cherchez plutôt du côté des ennemis de la détente
Milan, 20novembre(APIC) L’attentat contre le pape en 1981 n’est attribuable ni aux services secrets bulgares, ni aux services secrets soviétiques, affirme l’ancien président bulgare, Petar Mladenov, mais plutôt à des
"puissances étrangères" cherchant à empêcher la détente Est-Ouest. Ceux qui
ont tiré les ficelles de cet attentat voulaient amoindrir les chances de
Youri Andropov, alors chef du KGB et favorable à la détente, de succéder à
Léonide Brejnev.
Les organisateurs de l’attentat s’opposaient en même temps à Michael
Gorbatchev, proche collaborateur d’Andropov, souligne Petar Mladenov dans
une interview accordée vendredi au "Corriere della Sera".
"On doit chercher la vérité sur l’attentat qui a failli coûter la vie au
pape le 13 mai 1981 aux Etats-Unis, en Allemagne, en France et au Vatican",
déclare l’ex-président bulgare. Les organisateurs voulaient empêcher la détente et le dialogue avec l’Eglise catholique voulu par Andropov.
Le Vatican lui-même a constaté par la bouche de son nouveau nonce à Sofia, Mgr Mario Rizzi, l’inoncence de la Bulgarie, affirme-t-il. Le nonce a
fait cette déclaration peu après son entrée en fonction. Ainsi la théorie
d’alors selon laquelle le Turc Ali Agca aurait été engagé par les services
secrets bulgares à l’instigation du KGB soviétique est totalement dépassée,
estime Petar Mladenov. (apic/cic/mp)