Budapest : Réunion plénière de (300889)
L’unité de l’Eglise avant tout
Budapest, 30août(APIC) Lors de sa réunion quadriennale tenue à Budapest,
capitale de la Hongrie, durant le mois d’août , la Commission plénière de
foi et constitution du Conseil oecuménique des Eglises (COE), composée de
120 membres, a traité des questions en rapport avec son travail pour l’unité de l’Eglise. Les trois grandes études à long terme de Foi et constitution "Baptême, eucharistie et ministère", "Vers une expression commune de
la foi apostolique aujourd’hui", et "L’unité de l’Eglise et le renouveau de
la communauté humaine" ainsi que la Cinquième Conférence mondiale de Foi et
constitution, prévue pour 1993, ont également été traitées.
A l’ordre du jour figuraient également la Semaine annuelle de prière
pour l’unité des chrétiens (pour laquelle la commission coopère avec le
Conseil du Vatican pour l’unité des chrétiens); les activités de Foi et
constitution avec les Eglises unies et en voie d’union ainsi que les négociations en vue de l’union des Eglises; le cinquième Forum sur les conversations bilatérales (prévu pour octobre 1990, en relation avec la réunion
annuelle des responsables des Communions chrétiennes mondiales); enfin un
examen des activités futures de Foi et constitution, en particulier une réflexion sur la nature et la mission de l’Eglise.
Le rapport du président de Foi et constitution, John Deschner, théologien méthodiste des Etats-Unis, a mis l’accent sur trois aspects de l’évolution actuelle qui affectent l’unité de l’Eglise - "la résurgence du multilatéralisme, en particulier dans les Eglises de la zone nord-atlantique;
l’importance donnée au contextualisme dans des majorités ecclésiales du
tiers-monde et d’ailleurs, et les problèmes posés, en particulier - mais
pas uniquement - dans l’Eglise orthodoxe et l’Eglise catholique par le magistère des Eglises ainsi que par la signification ecclésiologique du COE".
Abordant le projet d’une Cinquième Conférence mondiale de Foi et
constitution, le théologien a souligné les changements et les réalisations
accomplis depuis la Quatrième conférence de Montréal en 1963. "Bien que
Foi et constitution ne manque pas de travaux à soumettre aux Eglises, il ne
devrait pas simplement s’agir d’une évaluation de travail de Foi et
constitution, mais d’un événement authentique s’insérant dans le dialogue
multilatéral et peut-être justement un événement à l’occasion duquel des
Eglises pourraient étudier ensemble le genre d’engagement oecuménique qui
fera véritablement progresser leur unité visible et fraiera la voie menant
à une confession commune de la foi apostolique."
Dans son rapport, le directeur de la Commission de Foi et constitution
constate que "l’enthousiasme pour l’oecuménisme décroit et que, bien souvent, les espoirs placés dans l’oecuménisme ne sont pas réalisés". "Les
chrétiens s’engagent de plus en plus au service des aspirations de l’humanité à la paix, à la justice et à la sauvegarde de la création", déclare
John Deschner. "Nous constatons que l’interdépendance entre les domaines
social, économique et politique nous impose d’agir au niveau global". Il
conclut en précisant que "Foi et constitution ne saurait être le seul instrument permettant d’assumer ces tâches colossales. Mais, sans Foi et constitution et ses multiples amis, il n’existerait aucun instrument de ce
genre... Notre service est nécessaire, et il sera béni."
Bien que l’Eglise catholique romaine ne soit pas membre du COE, le
Vatican nomme 12 des 120 membres de la Commission de foi et constitution.
Trente membres de la Commission plénière composent le Comité permanent de
la commission qui se réunit chaque année. A la réunion de Budapest
participaient également une dizaine de "jeunes théologiens", dont la
participation servait de préparation aux débats et thèmes de la Commission
de foi et constitution. (apic/spi/mg)