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    nouvelle législation religieuse libérale

    Budapest: Le parlement hongrois vote une (250190)

    Budapest, 25janvier(APIC) Le parlement hongrois a adopté mercredi avec

    une majorité de 81 % des voix la nouvelle législation sur la liberté de

    conscience et la liberté religieuse, fixant également le statut juridique

    des Eglises face à l’Etat. La nouvelle loi de tendance libérale considère

    ces deux libertés comme des droits humains fondamentaux que le République

    de Hongrie garantit à tous ses citoyens.

    La nouvelle loi dispose que chaque citoyen est libre dans son choix religieux et ses convictions et que chacun peut exercer librement sa religion, personnellement ou en communauté. Tout le monde peut également répandre librement ses convictions religieuses ou autres opinions, et cela peut

    se faire par le biais des mass-médias. Personne ne peut être entravé dans

    l’exercice de sa religion, peut-on lire, mais personne n’est dispensé en

    raison de sa religion de ses devoirs civiques envers l’Etat.

    Les parents ont désormais le droit de décider de l’éducation éthique et

    religieuse de leurs enfants. Les nouvelles dispositions autorisent également la vie religieuse dans les prisons, les institutions sociales et pour

    la jeunesse. La pratique religieuse est cependant limitée à l’armée, où elle ne ne peut se développer que sur une base "privée", et dans le respect

    de l’ordre militaire. De plus, l’Etat n’est pas autorisé à rassembler des

    données sur l’appartenance religieuse des citoyens.

    La loi consacre la séparation entre l’Eglise et l’Etat et applique l’égalité de traitement à l’égard des communautés religieuses reconnues par

    l’Etat. Ce dernier ne pourra désormais plus s’immiscer dans les affaires

    intérieures des Eglises, comme auparavant, notamment pour les nominations

    épiscopales. Les Eglises peuvent aussi développer librement leurs activités

    dans le domaine social, culturel ou de la santé, et créer des institutions

    dans ce but. L’enseignement religieux sera aussi permis dans les écoles et

    autres institutions d’éducation, mais ne sera pas obligatoire.

    Les Eglises sont même autorisées à mettre sur pied des entreprises et

    pourront recevoir des subventions de l’Etat pour leurs oeuvres sociales,

    éducatives, caritatives ou autres considérées d’utilité publique. La loi

    dispose expressément que l’Etat n’a pas le droit d’instituer des organes

    pour diriger et surveiller les communautés religieuses. La violation de la

    liberté religieuse sera punie par les tribunaux : "Celui qui limite par la

    force ou la menace la liberté de conscience ou le libre exercice de la religion, commet un crime", affirme le texte de loi, et ce délit peut être

    puni jusqu’à deux ans d’emprisonnement. Le projet de loi était présenté au

    parlement par le ministre de la justice Kalman Kulcsar et plusieurs personnalités religieuses, comme le cardinal Laszlo Paskai, assistaient aux débats. (apic/kpr/be)

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