Budapest : journées de jeûne et de prière (130988)
Appel de l’Aide à l’Eglise en détresse
Budapest/Koenigstein, 13septembre(APIC) Du 16 au 18 septembre prochain,
des journées de jeûne et de prière avec des réfugiés appartenant à la minorité hongroise de Roumanie se dérouleront dans plusieurs églises de Budapest. Cette manifestation oecuménique non-violente est destinée à attirer
l’attention sur les souffrances des Hongrois de Transylvanie discriminés
par le régime de Nicolae Ceaucescu. Plus de 20’000 d’entre eux ont déjà
cherché refuge en Hongrie, parfois au risque de leur vie.
Les organisateurs de cette manifestation veulent faire connaître "à tous
les chrétiens en Hongrie et dans le monde entier" le sort des réfugiés de
Roumanie, notamment celui des 2’000 familles séparées. La situation de ces
réfugiés en Hongrie est actuellement très difficile, révèle l’"Aide à
l’Eglise en détresse" dans un communiqué. Elle est aggravée par le fait que
de nombreux citoyens roumains en possession d’un visa de sortie pour les
pays occidentaux ne se sont pas rendus à l’Ouest. Ainsi, la question du
logement devient lancinante, car les loyers des foyers de travailleurs dans
lesquels les milliers de réfugiés de Roumanie logent actuellement sont très
élevés. Pendant les week-ends, les locataires doivent trouver des solutions
de fortune, l’hébergement n’étant prévu que durant les jours de travail.
Pièges frontaliers
Le gouvernement de Bucarest fait tout pour empêcher la fuite des réfugiés et ses mesures dissuasives ont fait baisser leur nombre ces derniers
temps. Dans la zone frontière, les paysans n’ont plus le droit de laisser
sécher des tas de foin dans les champs et les cabanes servant d’abri aux
bergers ont dû être démolies. Des unités spéciales de la police patrouillent dans ces zones avec des chiens et ont reçu l’ordre de tirer sur les
fuyards. Il faut désormais une autorisation spéciale pour pénétrer dans les
villages de la zone frontière avec la Hongrie. Selon l’ "Aide à l’Eglise en
détresse", des élèves du lycée d’Oradea d’origine hongroise auraient tenté
de passer la frontière en juillet dernier aux environs de Ermihalyfalva,
mais auraient été capturées, puis violées et battues par des soldats roumains. (apic/aed/be)