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    Terre des hommes travaille à leur réinsertion

    Bucarest: 1’400 enfants vivent et travaillent dans les rues (030893)

    Bucarest, 3août(APIC) Environ 1’400 enfants vivent et travaillent dans

    les rues de Bucarest. La plupart d’entre eux ont entre 12 et 16 ans et ont

    fui des conditions familiales difficiles. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par Terre des hommes Lausanne, et trois autres organisations non

    gouvernementales.

    De ces 1’400 enfants, 400 sont totalement abandonnés, 400 autres, principalement des tsiganes, travaillent dans les rues de la capitale roumaine

    mais dorment à la maison et 600 enfin vivent momentanément dans la rue

    après avoir fui leur famille ou un foyer. L’enquête, financée par la Communauté Européenne et par le gouvernement roumain, a été mené durant six

    mois. Elle a permis d’évaluer les conditions de vie de ces enfants et

    d’élaborer des programmes de réinsertion.

    Beaucoup d’enfants choisissent la Gare du Nord pour y rester, un lieu

    très en vue dans les médias. Les plus jeunes vivent au centre-ville tandis

    que les adolescents fréquentent le marché d’Obor. C’est là que s’échange

    l’"Aurolac", la colle que la moitié des enfants "sniffent" régulièrement.

    Parmi les enfants des rues on compte 240 filles. Certaines se prostituent,

    mais la prostitution enfantine reste heureusement encore un phénomène peu

    courant. Deux tiers des ces enfants viennent de la province et ont fui des

    conditions familiales difficiles. 22% de ces jeunes ont fugé d’un établissement spécialisé.

    La situation actuelle fait cependant craindre que le problème des enfants ne s’aggrave à moyen terme si les autorités n’entreprennent rien. Au

    lieu de chercher des solutions dans des institutions de placement, il serait nécessaire d’empêcher la rupture des relations d’un enfant avec sa famille et de s’occuper des jeunes avec des moyens suffisants et adéquats.

    Selon les organisations, la pitié ou le respect de l’ordre social établi

    risquent de dicter des solutions erronées de placement en institutions et

    de "nettoyage" des rues.

    Terre des hommes développe un programme comprenant deux volets: le travail de rue et un centre de jour, le but étant de resocialiser les enfants.

    Une palette d’activités sportives, artistiques et pédagogiques leur est offerte. Au centre de jour, les enfants sont nourris dans une cantine et reçoivent des soins médicaux. Pour Terre des hommes, le plus important reste

    l’aspect relationnel. (apic/com/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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