Une invincible espérance
Bruxelles, 29avril(APIC/CIP) "Entretiens avec le cardinal Danneels",
c’est le texte français des 17 entretiens que l’archevêque de MalinesBruxelles accorda au journaliste flamand Guido Van Hoof. Dans ce livre de
215 pages publié par les éditions Duculot, l’évêque s’exprime en toute
simplicité sur son itinéraire, ses préoccupations pastorales et ses convictions intimes.
Godfried Danneels est né à Kanegem, en Flandre occidentale. Le cardinal
raconte que c’est aux célébrations vécues dans l’église de son enfance que
remonte sa fascination pour le langage des signes : "C’est là qu’est née ma
vocation de liturgiste". Autre vocation, au sacerdoce. Elle a mûri au
contact des prêtres rencontrés : "Je me suis surtout identifié avec le
prêtre enseignant, confesseur et aumônier de mouvements de jeunesse, et
beaucoup moins avec le curé", confie le futur cardinal. L’épiscopat ? Pour
Mgr Danneels, "être évêque, c’est d’abord enseigner, non pas donner des
cours de théologie, mais nourrir la foi des gens par un enseignement
spirituel. C’est ensuite présider la liturgie au milieu de son peuple.
C’est encore veiller à la communion et à la paix dans l’Eglise diocésaine".
Et l’avenir ? Rome peut-être ? L’archevêque de Malines tient avant tout
à rappeler qu’"on est d’abord évêque du lieu, enraciné au sein de son
peuple". Comme on est immergé dans la culture contemporaine. Le cardinal se
prononce sur les signes des temps. A ses yeux, l’alternative n’est plus
entre la foi et l’athéisme, mais entre la foi et la superstition. "Nous
sommes en présence d’une mutation de civilisation" mais, poursuit le
cardinal Danneels, "pourquoi désespérer ? L’Eglise naissante a bien survécu
à l’écroulement de l’Empire romain". (apic/cip/ym)