Bruxelles: premier Forum des jeunes chrétiens (131190)
Bruxelles, 13novembre(APIC) Le premier Forum des jeunes chrétiens de Bruxelles s’est tenu le 11 novembre à la basilique de Koekelberg. Il a rassemblé plus de 1’500 participants. Le cardinal Godfried Danneels, archevêque
de Malines-Bruxelles, et Mgr Paul Lanneau, évêque auxilaire pour les francophones de la capitale, ont accompagné les jeunes tout au long de la rencontre.
Durant un après-midi "portes ouvertes", les animateurs de jeunes venant
des écoles, paroisses, groupes de prière, services et mouvements divers ont
disposé du déambulatoire et de la tribune de la basilique pour présenter
leurs intiatives, mettre des documents à disposition et suggérer des engagements concrets. Pas moins de 80 stands ont ainsi été proposés aux visiteurs, auxquels on avait d’ailleurs recommandé les contacts de préférence
au lèche-vitrines.
Pour permettre à tous de percevoir la richesse des réalités vécues par
les uns et les autres, quelques jeunes ont proposé leur témoignage personnel: un handicapé mental, un jociste, un jeune engagé dans un mouvement eucharistique, une jeune Libanaise et un Maghrébin.
Des nombreuses questions recueillies au fil des semaines de préparation
du Forum, Jean-Pierre Van Hecke avait aussi été invité à tirer un montage
audio-visuel. Chacun a pu découvrir quelques grands axes de préoccupation:
la foi, l’Eglise, l’avenir, l’emploi, la sexualité, l’épanouissement personnel.
"L’Eglise parfois manque de tonus"
En réponse aux interpellations des jeunes, le cardinal a ensuite pris la
parole devant toute l’assemblée. Sensible aux questions des jeunes comme à
leurs déceptions devant certaines réalités, Mgr Danneels leur a d’abord demandé de ne pas fuir le monde, mais d’y rechercher des engagements de qualité qui peu à peu feront évoluer les choses. Reconnaissant aussi que
l’Eglise "manque de tonus" et peut quelquefois faire davantage penser à "un
squelette" qu’à un organisme "aux muscles vigoureux", l’archevêque de Malines-Bruxelles a rappelé que l’Eglise , tout au long de son histoire, n’a pu
évoluer qu’en résolvant une foule de problèmes. Ainsi, il y a 50 ans, ne
qualifiait-on pas d’"aristocratique" une Eglise d’Amérique latine dont on
vante aujourd’hui les ferments?
Le cardinal Danneels s’est spécialement arrêté avec les jeunes à trois
dimensions de vie humaine: l’argent, la sexualité et l’épanouissement personnel. "Ce sont des valeurs importantes, a-t-il souligné, mais l’Evangile
invite à ne jamais en faire des absolus"!(apic/cip/ba)