Bruxelles : les remarques des Supérieurs Majeurs (211289)
Bruxelles, 21décembre(APIC) Une meilleure définition du contenu théologique du sacerdoce et du ministère des prêtres, une attention plus grande à
la prédication, une approche plus positive du monde et un accent plus marqué sur la formation des prêtres à la prière liturgique de l’Eglise, telles
sont les remarques formulées par la section francophone du comité de l’Association des Supérieurs Majeurs de Belgique à propos du document préparatoire - les "Lineamenta" - au Synode des évêques 1990 intitulé : "La formation des prêtres dans les circonstances actuelles".
Les Supérieurs Majeurs commencent par préciser qu’ils ont porté sur le
document "une appréciation positive", mais ils soulignent que leurs remarques "se limitent volontiers à l’incidence de ce document sur la formation
des religieux au sacerdoce".
"La carence relative d’une théologie du sacerdoce ministériel, enracinée
dans les Saintes Ecritures et dans la Tradition, a presque entièrement occulté une composante essentielle du ministère du prêtre : la prédication de
la Parole de Dieu", observent les Supérieurs Majeurs. Cette carence "se remarque dans la difficulté des "Lineamenta" à reconnaître et à valoriser une
diversité de charismes dans l’exercice de l’unique sacerdoce ministériel.
Les religieux, parmi lesquels certains sont appelés au sacerdoce, exercent
leur ministère forts des charismes propres à leur Institut. Il s’ensuit que
les aspects spécifiques de leur ministère sacerdotal, très diversifié,
s’exercent tantôt auprès des plus pauvres ou des plus éloignés de l’Evangile, tantôt dans un apostolat spécialisé. Ces différenciations n’ont pas été
prises en compte par le document quant à la formation des religieux au sacerdoce".
Enrichir la formation à la vie liturgique et au célibat
Les Supérieurs Majeurs auraient aimé une approche plus positive du monde
contemporain que celui que reflète le document préparatoire, qui "stimulerait les futurs religieux-prêtres envoyés à l’avenir vers ceux qui sont
loin de les estimer et de les aimer dès leur période de formation", affirment-ils.
Une autre lacune a été mise en évidence : la vie liturgique du futur
prêtre, légitimement axée sur l’Eucharistie, se réduit pratiquement à
celle-ci, constatent les Supérieurs religieux. Une authentique formation à
la prière liturgique de l’Eglise n’est pas suffisamment prônée.
Les Supérieurs religieux constatent encore que le document ne distingue
pas la formation au sacerdoce de celle au célibat. "Ceci est regrettable,
expliquent-ils, puisqu’il offense de la sorte la tradition des Eglises
orientales unies à Rome, qui ont conservé pour le clergé séculier la tradition apostolique d’ordonner des hommes mariés. Cela concerne également la
vocation au célibat des religieux. Elle est la racine qui nourrit et porte
la plante. Elle requiert donc une attention propre au cours de la période
de formation".
Une ultime remarque porte sur le rôle des laïcs dans la formation des
futurs prêtres. Les Supérieurs religieux auraient souhaité qu’il soit valorisé afin de stimuler la collaboration entre prêtres et laïcs dans la
mission évangélisatrice de l’Eglise. (apic/cip/cor)