Bruxelles: le patriarche Bartholomée Ier et Jacques Delors (180593)
Bruxelles: 18mai(APIC) Après la rencontre du 12 mai dernier entre Bartholomée Ier, patriarche oecuménique de Constantinople, et Jacques Delors,
président de la Commission Européenne, l’Eglise orthodoxe à Bruxelles souligne l’importance de l’action des Eglises pour la paix et l’unité en Europe.
Le patriarche oecuménique Bartholomée Ier a rencontré le 12 mai le président de la Commission Européenne Jacques Delors, à l’invitation de ce
dernier. C’était la première visite officielle du patriarche orthodoxe au
siège de la Communauté Européenne.
Le patriarche a insisté sur le fait que sa visite "ne répondait pas aux
nécessités du protocole", mais "à un impératif fondamental" lié à "des raisons profondément éthiques".
Durant leur rencontre privée et le dîner qui a suivi, Bartholomée Ier et
Jacques Delors ont parlé de la situation actuelle en Europe, soulignant
l’un et l’autre la nécessité de mettre en oeuvre des processus de paix
partout où il y a des conflits, et notamment dans l’ex-Yougoslavie.
Le patriarche orthodoxe et le président de la Commission Européenne ont
également exprimé leur préoccupation devant un certain affaiblissement des
valeurs morales à travers le monde et particulièrement en Europe. Ils ont
souligné la responsabilité des Eglises dans les relations entre les peuples
et dans les crises sociales. L’engagement dans le dialogue oecuménique est
"l’unique voie qui conduise à la paix et à la poursuite du chemin vers
l’unité", indique le communiqué publié à l’issue de la rencontre par
l’Eglise orthodoxe en Belgique.
Avant son retour au siège patriarcal d’Istanbul, Bartholomée Ier a noté,
dans une brève déclaration, l’importance qu’il attachait à sa rencontre
avec Jacques Delors, compte tenu de "la multitude de problèmes sociaux,
culturels et spirituels qui se posent chaque jour dans l’édification d’une
Europe unifiée". Insistant sur "la responsabilité proprement spirituelle et
supranationale" du patriarcat oecuménique, Bartholomée Ier a redit sa volonté de contribuer "par tous les moyens" qui sont en sont pouvoir à la
construction et à l’unité de l’Europe. (apic/cip/cb)