Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Bruxelles : Le drame des chrétiens du sud-est de la Turquie (190391)

    L’Europe assurera-t-elle leur survie?"

    Bruxelles 19mars(APIC) Les chrétiens du sud-est de la Turquie réfugiés

    dans divers pays occidentaux se sont donné rendez-vous à Bruxelles les 16

    et 17 mars pour préparer un rapport destiné aux instances européennes et

    porteur d’une question poignante: "L’Europe assurera-t-elle notre survie?".

    En 15 ans, quelque 100’000 chrétiens ont, en effet, dû fuir le sud-est de

    la Turquie, où leurs racines remontent aux premiers temps de l’Eglise, à

    une époque où la Turquie n’existait pas. Après le génocide de 1915 et demultiples persécutions, il ne sont plus aujourd’hui que 300’000 chrétiens

    sur leur terre natale, alors qu’au début de ce siècle ils étaient un demi

    million.

    Qu’ils soient Araméens, Chaldéens, Assyriens, Syriaques,... les chrétiens du sud-est de la Turquie ont généralement trouvé des conditions d’accueil satisfaisantes dans les différents pays d’Europe où ils ont cherché

    refuge au cours des dernières années. On dénombre en Belgique quelque

    300’000 familles chaldéennes, plus de 500 familles syriaques, une demi-douzaine de familles syro-catholiques et 3’500 ressortissants arméniens d’obédience catholique, protestante ou "apostolique". En dépit des lenteurs

    administratives, tous les nouveaux arrivés obtiennent normalement le statut

    de réfugié. Au bout de trois ans, ils peuvent devenir Belges par naturalisation. Mais est-ce vraiment leur rêve?

    Lors du colloque, une vingtaine d’experts venus de divers pays européens

    ont brossé un inventaire catastrophique de la situation de ces minorités

    qui appartiennent à diverses églises chrétiennes de langue araméenne ou syriaque. Chassés de leurs pays, ils ont le sentiment d’avoir, en plus, été

    trahis par les chrétiens d’Europe. Selon les organisateurs du colloque,

    "les nations occidentales, soucieuses de démanteler l’empire ottoman, ont

    concouru à l’extermination de ces peuples en traçant des frontières arbitraires au travers des régions où ils vivaient depuis des milliers d’années".

    Le drame de l’exil

    Le drame de ces chrétiens n’est pas d’être mal accueillis à l’étranger,

    mais plutôt le fait de devoir quitter son "chez soi" pour subsister! Et

    pourtant, sur le papier au moins, les moyens de protection existent pour

    ceux qui sont restés au pays, sans pour autant être appliqués. En dépit du

    traité de paix signé en 1923, la Turquie ne respecte pas la clause concernant la protection des populations non musulmanes. Mais comme les participants au colloque l’ont souligné, aucune des autres puissances signataires

    n’est intervenue pour l’y contraindre. Elle n’applique pas non plus la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qu’elle a pourtant signée en 1950. Le récent colloque a montré

    que "les conditions d’oppression sociale, politique et militaire dans lesquelles vivent les minorités en Turquie ne permettent pas à ces populations

    d’user de leur droit de recours auprès de la Commission européenne des

    droits de l’homme (CEDH) à Strasbourg. De plus, comme l’a souligné le professeur Joseph Yacoub, de l’Institut Catholique de Lyon, la politique de

    "turkisation" se poursuit. Les chrétiens sont obligés de suivre l’instruction religieuse musulmane, ils n’ont pas le droit d’ouvrir des écoles ni de

    créer des institutions sociales ou sanitaires, ni de construire de nouvelles églises.

    Appel à l’Europe

    Le seul espoir semble résider dans l’application des mesures déjà

    existantes, ont constaté les participants au colloque. A l’heure où la Turquie frappe à la porte de la CEE, ils espèrent que les instances européennes pourront exercer une pression efficace afin que soient appliquées les

    dispositions juridiques qui ont jusqu’ici été régulièrement violées. Ils

    ont aussi voulu attirer l’attention sur le bénéfice que les pays "d’accueil" pourront tirer des "valeurs morales, sociales et culturelles de ces

    peuples et de ces Eglises qui peuvent vraiment apporter un ’plus’ aux différents pays de la Communauté où ils ont ’planté leur tente’".(apic/cipecl)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus