"Lever les préjugés et secouer les inerties", demande l’OCIPE (280393)
Bruxelles, 28mars(APIC) L’égalité des chances entre les femmes et les
hommes en Europe ne dépend pas seulement de conditions économiques et sociales favorables, ou de législations nationales et européennes. Il faut
aussi lever les préjugés et secouer les inerties pour que changent les mentalités et les pratiques quotidiennes. C’est ce qu’ont constaté les participants au colloque organisé sur cette question à Bruxelles le 25 mars par
l’Office catholique d’information et d’initiative pour l’Europe (OCIPE).
Quatre domaines ont été spécialement envisagés: la vie familiale, l’éducation et la formation, la vie économique et sociale et l’accès aux responsabilités et aux pouvoirs. Pierre Huvelle, porte-parole des organisateurs,
a expliqué que "promouvoir l’égalité des chances entre les femmes et les
hommes n’est pas une revendication pour une catégorie particulière de
l’humanité, mais une question de fond incontournable, pour l’épanouissement
des femmes, des hommes, des enfants, des familles."
Organisé avec l’aide de la Communauté européenne, le colloque présidé
par Fausta Deshormes la Valle, directrice pendant quinze ans du service
"information femmes" de la Commission européenne, a réuni plusieurs dizaines de responsables d’organisations non-gouvernementales. Une des bases de
travail des organisateurs était le document du secrétariat des laïcs latino-américains sur la condition féminine remis aux participants de l’assemblée de l’épiscopat latino-américain à St-Domingue en octobre 1992.
Soeur Marie-Pierre Jacobson, collaboratrice de l’OCIPE, a relevé que les
femmes "désirent se réaliser pleinement dans leur différence et leur complémentarité". "Leur souhait aujourd’hui n’est pas d’être ’comme’ les hommes. Elles ne veulent plus être rangées dans les catégories d’hier. (...)
Elles veulent par exemple pouvoir être mère de famille et maîtresse de maison sans s’entendre dire :’vous ne faîtes que ça?’". Dans la vie familiale,
poursuit soeur Marie-Pierre "si les femmes réclament une meilleure répartition des tâches, ce n’est pas seulement pour équilibrer les charges, mais
aussi pour donner aux hommes leur vraie place au sein de la famille". Dans
le domaine économique et social il est urgent d’être inventif pour changer
le mode et l’organisation du travail. Dans les mentalités on accepte encore
guère qu’un homme puisse avoir également droit à des congés pour s’occuper
de ses enfants, note par exemple la religieuse. Sur les plans civil, social, culturel et ecclésial, l’effort pour permettre aux femmes l’accès aux
responsabilités doit être renforcé. Les personnes qui se réclament des valeurs évangéliques ou de religions qui proclament que les femmes et les
hommes sont images et ressemblance de Dieu, doivent particulièrement s’y
attacher, a souligné Laurent Grégoire, président de l’OCIPE. (apic/cip/mp)