Bruxelles : bilan du C.G.A.L. (281289)
Bruxelles, 28décembre(APIC) Au seuil de l’année 1990, le Conseil Général
de l’Apostolat des Laïcs (C.G.A.L.), principal organe de concertation des
laïcs catholiques en Belgique francophone, a tiré un premier bilan des années 80. Sans prendre un ton alarmiste, l’éditorialiste du dernier bulletin
trimestriel "Antenne-C.G.A.L." souhaite "que certaines plaies du XXe siècle
ne franchissent pas le cap du millénaire".
"Les années 80 ont été décisives dans la prise de conscience des menaces
qui pèsent sur l’environnement; la dernière décennie du siècle devra être
mise à profit pour développer les moyens techniques, politiques et financiers de la sauvegarde de la Création", peut-on lire dans le dernier numéro.
Dans la première moitié du XXe siècle, observe l’éditorialiste, "le
continent européen a subi par deux fois les conséquences tragiques du
nationalisme". Aujourd’hui, "lentement, mais sûrement, une Europe se
construit". Mais des questions se posent : "A quoi ressemblera la Maison
Européenne dans dix ans ? Qui y habitera et dans quelles conditions ? A
peine dépasssés les nationalismes du XIXe siècle, n’allons-nous pas
développer un nationalisme continental ?"
Autre constat : "En Europe occidentale, nous faisons de plus en plus
l’expérience d’une société multiraciale et multiculturelle". Dès lors, "si,
dans les années qui viennent, nous n’apprenons pas à vivre ensemble, nous
ne pourrons pas célébrer dans la paix le réveillon du millénaire".
ENfin, au C.G.A.L., on n’oublie pas "les énormes questions soulevées par
les développements de la biologie humaine". Or, souligne encore l’éditorialiste, alors que les découvertes se poursuivent, "nous n’avons pas beaucoup
de temps pour apprendre à gérer collectivement ces possibilités nouvelles :
il faudra choisir sans tarder entre ce qui est profitable et ce qui semble
destructeur pour l’humain".
Même si des problèmes majeurs posés à l’échelle de la planète, comme le
déséquilibre entre le Nord et le Sud, ne pourront sans doute pas être résolus en l’espace d’une décennie, "ce n’est pas une raison pour ne rien faire", souligne-t-on au C.G.A.L.
Au sein même de l’Eglise catholique, le C.G.A.L. entend apporter sa contribution pour répondre à divers besoins, comme la mise en place d’animateurs laïcs ou l’amélioration du dialogue avec le Magistère.
Environnement, Europe, bioéthique, rôle et concertation des laïcs
chrétiens, dialogue dans l’Eglise : autant de points inscrits au programme
du C.G.A.L. pour l’année qui vient. (apic/cip/cor)