Bruxelles: A la veille du marché unique européen (301089)
Bruxelles, 30octobre(APIC) Quel sera, dans l’Europe de 1993, le statut
des organisations non gouvernementales? Comment contribueront-elles au développement social en Europe et à la solidarité au-delà de l’Europe? Un séminaire va se pencher prochainement sur ces questions à Bruxelles. Les enjeux sont de tailles pour les ONG
Dans le but d’aborder ces questions, neuf réseaux européens d’associations organiseront les 6 et 7 novembre dans les locaux du Parlement européen à Bruxelles, un séminaire sur "L’Acte Unique et le Mouvement Associatif". Cette rencontre est placée sous le haut patronage de Mme Papandreou,
Commissaire européen aux Affaires sociales. Elle réunira des parlementaires européens, des hauts fonctionnaires de la Commission et du Comité économique et social, des représentants d’organisations non gouvernementales
et d’associations.
Parmi ces associations, on trouve aussi bien le CIDSE, Coordination des
carêmes de partage, la Croix-Rouge, l’Entraide ouvrière, que le réseau européen des Caritas.
Trois enjeux
Le premier sujet à l’ordre du jour du prochain séminaire sera la création d’un statut juridique européen pour les associations sans but lucratif. Celles-ci espèrent, en effet, que leurs droits déjà reconnus dans
leurs pays respectifs d’origine seront reconnus dans toute l’Europe se réclamant de l’Acte Unique. En outre, les associations qui se sont directement constituées sur une base européenne demandent un statut proprement européen. Dans les deux cas, la reconnaissance d’un statut juridique européen
aux diverses associations a des implications multiples: en dépendent leur
facilité d’embauche de personnel, leurs avantages fiscaux, leur soutien moral et financier par les pouvoirs publics, leur représentation auprès des
instances européennes.
Les associations voient cependant plus loin que leur propre évolution:
il y va de l’avenir du mouvement associatif pour le développement social de
l’Europe. "Nous pensons, explique Pierre Huvelle, secrétaire général de la
Confédération chrétienne des institutions sociales et de santé, qu’il ne
peut y avoir d’Europe sociale sans citoyens responsables ni de citoyens
responsables sans mouvement associatif. C’est pourquoi nous veillons à la
qualité d’un tissu de relations dans l’Europe de demain et même à la possibilité de développer tout un tissu d’associations partenaires".
Enfin - et ce sera le troisième enjeu du séminaire -, les organisations
non gouvernementales se soucient de l’influence de l’Europe dans le monde
de demain, tant en ce qui concerne les relations Nord-Sud qu’en ce qui regarde les relations Est-Ouest. (apic/cip/pr)