les exclusions": c’est un des grands défis que les chrétiens actifs dans
les milieux indépendants (ACI) voudraient relever dans les cinq continents.
L’extension de la pauvreté et l’interdépendance mondiale des problèmes ont
été au centre des débats du Mouvement international d’apostolat en milieux
sociaux indépendants (MIAMSI), quii a récemment réuni, à Heer-sur-Meuse
(Dinant), en Belgique, quelque 200 délégués de mouvements analogues (ACI)
dans une trentaine de pays.
Ils sont commerçants, ingénieurs, enseignants, médecins, fonctionnaires,
avocats, infirmiers... Ils sont conscients d’avoir des responsabilités dans
la société. Mais ils veulent aussi vivre en cohérence avec l’Evangile.
C’est pourquoi ils se rencontrent périodiquement pour en parler.
Après une rencontre mondiale sur la paix (Ile Maurice), puis une autre
sur les insécurités (Baltimore), l’Assemblée de cette année s’est penchée
sur quatre défis majeurs, abondamment cités par les équipes de base à travers les cinq continents: la pauvreté croissante dans les pays du Sud, mais
aussi du Nord; la dimension mondiale des problèmes et des événements; l’individulaisme, alimenté par un fort courant libéral et matérialiste; la recherche de nouveaux modèles de sociétés, de critères éthiques plus élaborés, de références nouvelles à l’Evangile.
Pour relever ces défis, les représentants des mouvements ACI réunis à
Heer-sur-Meuse ont surtout mis en avant les valeurs de justice et de solidarité, d’espérance, de liberté et de tolérance. Ils ont aussi réaffirmé la
nécessité d’évaluer constamment la cohérence entre les convictions ou les
attentes exprimées et la vie vécue. Le verbe "évaluer" a désromais rejoint
la célèbre trilogie proposée par le cardinal Cardijn, fondateur de la JOC,
aux diivers mouvements catholiques: "Voir, juger, agir".