Brochure du Cardinal Danneels
Malines, 9décembre(APIC) A une époque où certains pensent découvrir le
sens de l’existence dans son absurdité, il peut paraître paradoxal que
l’intérêt pour les phénomènes paranormaux, prodiges et apparitions de toutes sortes, captive tant de gens. Au moment oû le deuxième millénaire va
basculer dans le troisième, on assiste d’ailleurs à une prolifération de
"prophéties", souvent très concrètes, quant à la proximité de la fin des
temps et à l’imminence du retour du Christ.
C’est en partant des perspectives chrétiennes que le cardinal Danneels,
archevêque de Malines-Bruxelles, veut examiner, dans son message de Noël,
la problématique des fins dernières, de la venue en gloire du Seigneur à la
fins des temps, du jugement, du ciel et de l’enfer.
Dans une première pertie, le Cardinal Danneels s’arrête au fait que
l’homme d’aujord’hui, poussé par un ardent désir de bonheur, se jette sur
n’importe quelles "nourritures". Cela va des délassements télévisuels à bon
marché aux "révélations" privées en passant par toute la gamme des drogues
"douces". Comment porter un jugement sur le phénomème? Que panser des Madones qui pleurent ou de certaines apparitions de la Vierge? Comment procéder
en matière à un vrai "discernement"?.
Sans éluder la question de savoir si l’Eglise n’a pas trop négligé
l’enseignement des fins dernières, Mgr Danneels parle ensuite de l’espérance chrétienne: qu’est-elle, qu’attendons-nous concrètement, vivre en chrétiens entre-temps? Avoir les yeux tournés vers le retour du Christ, écrit
le Cardinal, ce n’est pas attendre dans l’oisivité, au contraire! Partant
des paroles de Mt 24-25, le serviteur fidèle et avisé, les vierges sages et
le vierges folles, le bon usage des talents-, le Cardinal rappelle la route
tracée par Jésus: veiller, prier et rester actif.
Le Christ attend en effet des chrétiens - et beaucoup le font effectivement - qu’il s’angagent par des actes, sans pourtant se laisser égarer dans
un engagement seulement orizontal, poursuit l’Archevêque. La dimension verticale est indispensable; elle est même première. Vivre en gens d’avent demande aussi de se convertir. De la sorte, observe Mgr Danneels, le chrétien
reste continuellement alimanté à la source de tout ce qu’il est et entretreprend :Jésus, le christ.
A la fin des temps, nous serons jugés selon nos oeuvres, et celui
qui"sera trouvé digne" entrera au Paradis. Le Cardinal termine son message
par cette promesse du Paradis. "Le ciel des chrétiens, dit-il, c’est de
contempler tous ensemble Dieux et l’Agneau; savoir cela est nécessaire pour
touts, c’est aussi suffisant".(apic/cip/vg)