dénonce "certains coups de frein donnés par Le Saint-Siège"
Paris, 30octobre(APIC) L’Association humanitaire française "Frère des
Hommes" n’est pas d’accord avec le choix du pape concernant certaines nominations d’évêques au Brésil. Dans une lettre ouverte récemment adressée à
Jean Paul II, le mouvement, en lien avec l’Association brésilienne CAMP
(Centro de assessoria multiprofissional), souhaite que le Saint-Siège
"oriente sa politique au Brésil dans un sens plus favorable aux intérêts
des couches les plus pauvres".
La lettre ouverte au pape, signée par la présidente de "Frère des Hommes", B. Digeon, exprime le désaccord de l’association au sujet "des coups
de frein" donnés par le Saint-Siège à l’action des évêques brésiliens les
plus engagés dans un travail social auprès des populations urbaines et rurales défavorisées. 109 associations brésiliennes et 17 autres de France et
du Luxembourg apportent leur soutien à cette démarche.
"Les associations non gouvernementales engagées dans des actions de solidarité avec les peuples du tiers monde suivent toujours avec attention
les décisions pastorale du Saint-Siège dans les pays où elles agissent et
plus particulièrement au Brésil", peut-on lire. Au-delà du rôle pastoral,
poursuit l’association, l’Eglise joue dans ce pays "un rôle social de premier ordre. De nombreux membres du clergé et des laïcs ont, depuis longtemps, pris le parti des pauvres, s’efforçant de rétablir leurs droits,
n’hésitant pas à s’opposer aux autorités civiles, s’exposant, au nom des
valeurs chrétiennes, à la répression trop souvent violente".
"Nous avons pu relever, au cours des derniers mois, que l’action des
prêtres, religieux ou évêques les plus engagés dans un travail social
auprès des pauvres a été contrariée par des décisions prises avec votre
accord", commente "Frère des Hommes" qui conclut: "Leurs actions que nous
connaissons depuis longtemps et auxquelles nous sommes parfois associés ont
servi et servent toujours de base à de notables améliorations des
conditions de vie des classes populaires brésiliennes, urbaines et rurales.
C’est pourquoi nous regrettons vivement que les directives du Saint-Siège
au Brésil aient pour effet de retarder les progrès sociaux pourtant
cruellement urgents et souhaitons que leur soit donnée une orientation plus
favorable aux intérêts des pauvres de ce pays". (apic/cip/pr)