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    Brésil: Toujours plus d’habitants vivent dans les favelas

    Brasilia, 19 février 2006 (Apic) Plus de 6,5 millions de Brésiliens, soit 3,6 pour cent de la population totale, sont contraints de vivre dans des conditions dégradantes dans les favelas (bidonvilles).

    C’est ce que relève une étude de l’Institut brésilien de géographie et de statistique (Ibge), qui précise que la moitié des habitants des vastes périphéries, connues aussi comme ’vilas miseria’, est concentrée dans les Etats de Sao Paolo (2,7 millions) et Rio de Janeiro (1,4 millions), pourtant deux des plus riches et peuplés du pays.

    Le nombre de résidents dans les ’favelas’ est très élevé également dans la capitale fédérale Brasilia et à João Pessoa (Etat de Paraíba), où ces dix dernières années leur nombre a respectivement augmenté de 400 pour cent et de 265 pour cent. Le record négatif en pourcentage est détenu par Belém (dans le Pará) avec 448’723 personnes reléguées dans les agglomérats (35 pour cent de la population urbaine).

    Les bas revenus et la migration des catégories sociales les plus pauvres dans les grands centres urbains, où la main d’oeuvre à bon marché est très recherchée, sont considérées les principales causes du phénomène, aggravé aussi par le manque d’habitations disponibles à bas prix et par la disponibilité d’espaces pour contenir le flux. Seules trois capitales étatiques - Vitória (Espírito Santo), Florianopolis (Santa Catarina) et Campo Grande (Mato Grosso do Sul) - ont réussi à réduire la population vivant dans les ’favelas’. (apic/misna/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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