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    Brésil : nouveaux cris d’alarme devant les stérilisations forcées (240889)

    Brasilia, 24août(APIC/CIP) Au Brésil, les évêques et plusieurs

    associations de défense des droits de l’homme haussent le ton devant une

    soudaine et inquiétante augmentation du nombre des stérilisations imposées

    aux femmes dans les grandes cités industrielles du pays.

    Depuis quelques mois, en effet, les femmes qui postulent pour un emploi

    dans les grandes et moyennes entreprises du secteur privé sont tenues de

    fournir préalablement un "certificat" attestant qu’elles ont été

    stérilisées. Une clause parfaitement illégale, et qui devrait être

    sanctionnée, affirment des leaders syndicalistes chrétiens de la région de

    Rio de Janeiro, mais sur laquelle "les autorités de l’Etat ferment

    pudiquement les yeux car, au fond, elles approuvent de telles pratiques".

    Pour les entreprises, les femmes stérilisées constituent la

    main-d’oeuvre idéale, puisqu’elles se voient dispensées à tout jamais

    d’accorder des congés de maternité (120 jours, selon la législation), ce

    qui leur permet d’économiser de 8 à 10 % de leurs prestations sociales.

    "Pas la peine de protester, commente une travailleuse. Si on veut trouver

    du travail, il faut se faire stériliser." Une "mode", dit-on de source

    syndicale, qui a été imposée par d’importantes entreprises transnationales

    nord-américaines, comme Syntex et ITT.

    La condamnation de l’Eglise n’est pas motivée uniquement par le caractère immoral de la stérilisation, mais aussi "par le fait que celle-ci est

    pratiquement imposée de force à quiconque est à la recherche d’un moyen

    d’existence", explique de son côté la commission pastorale de la conférence

    épiscopale brésilienne. La discussion a repris de plus belle quand Mgr Manoel Pestana Filho, évêque d’Anapolis, dans l’Etat de Goias, a dénoncé les

    méthodes de Pro Familia, une organisation liée à OXFAM et qui se présente

    comme catholique. Or, dit-il, cette organisation, financée pour l’essentiel

    par des fonds provenant de l’oeuvre d’entraide catholique allemande "Misereor", "promeut de façon éhontée, les méthodes de contraception artificielles et s’est associée à la campagne de stérilisations forcées".

    Entretemps, l’inquiétude grandit chez les évêques brésiliens. Récemment,

    la conférence épiscopale a dénoncé dans un communiqué "un fait nouveau,

    inacceptable : la chute accélérée de la fécondité au Brésil, qui ne procède

    pas d’un libre choix fondé sur les principes de la dignité de la personne

    humaine et de la parenté responsable". (apic/cip/mg)

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