Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le théologien Frei Betto fait le point

    Brésil: les mouvements populaires centralisent leurs luttes (091193)

    Belo Horizonte, 9novembre(APIC) Les mouvements populaires au Brésil ont

    décidé d’unifier leurs démarches de revendications. C’est ce qu’affirme le

    dominicain Frei Betto, un des théologiens de la libération les plus connus,

    à l’issue du premier Congrès brésilien des mouvements populaires, tenu fin

    octobre à Belo-Horizonte, la capitale de l’Etat de Minas Gerais. Une nouvelle structure, appelée "Centrale des mouvements populaires" a été fondée

    dans cette ville. Elle concrétise une idée qui a mûri progressivement durant 13 ans.

    Frei Betto, un des animateurs du Congrès, rappelle qu’en 1980, à Joao

    Monlevade (Minas Gerais), un groupe de syndicalistes et de militants des

    mouvements populaires avait été déjà fondé un mouvement national développant principalement la branche syndicale. C’est de là qu’est née la Centrale Unique des travailleurs (CUT). Les autres mouvements populaires ont surgi peu à peu dans le pays. Prenant toujours mieux conscience que des luttes

    isolées nuisent à l’efficacité souhaitée, la recherche d’une unité d’action

    s’est progressivement imposée à l’esprit des membres de ces organisations.

    L’objectif de la Centrale des mouvements populaires, créée à Belo Horizonte, n’est pas d’unifier tous les mouvements en une seule organisation,

    mais bien plutôt d’organiser les axes de lutte en décidant de présenter publiquement les mêmes revendications à des dates communes. Le Brésil est un

    des pays, en Amérique latine, qui réunit un grand nombre de mouvements en

    faveur des paysans "sans terre" et pour une réforme agraire effective.

    D’autres mouvements exigent de meilleures habitations pour les classes défavorisées. Nombreux aussi ceux qui défendent les Noirs, les femmmes et les

    causes écologiques. Enfin il existe aussi de petites organisations, travaillant au jour le jour, dans des comités de santé ou d’alimentation

    (pharmacies communautaires et achats d’aliments en commun, par exemple).

    La nouvelle structure créée à Belo-Horizonte a mieux défini ce qu’on appelle "mouvements populaires". Selon Frei Betto, ils ne sont ni des syndicats, ni des partis politiques, ni des organisations confessionnelles. Les

    syndicats (qui ont déjà leurs propres centrales), les mouvements liés à des

    entreprises publiques ou privées, les communautés ecclésiales de base, ne

    font pas partie de cette nouvelle "Centrale des mouvements populaires",

    bien qu’ils ont une importance capitale, à ses yeux, pour préparer et former les militants des mouvements populaires.

    Une des résolutions finales du Congrès montre bien l’orientation revendicatrice de la Centrale. Il s’agit d’exiger des pouvoirs publics des améloriations très concrètes (eau potable, électricité, construction décente

    de logements), de dénoncer les atteintes aux droits de l’homme et de se solidariser avec les peuples opprimés d’Amérique latine, spécialement Indiens

    et les descendants des esclaves noirs venus d’Afrique durant la période coloniale. Un vaste programme. Même si les mouvements populaires ne se veulent pas un parti politique, ils estiment vouloir influencer la vie sociale

    et politique brésiliennes, pour légitimer un pouvoir populaire en gestation. (apic/em/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus