Brésil : les évêques du Nordeste se soumettent (251089)
Recife, 25octobre(APIC) Les 21 évêques de la région du Nordeste II, au
Brésil, ont décidé de serrer les rangs autour de l’archevêque de Recife,
Mgr José Cardoso Sobrinho, qui a décidé la fermeture, réclamée par Rome, du
séminaire régional "Serene II" et de l’Institut théologique créés à Recife
par son prédecesseur, Dom Helder Camara. Ils l’ont fait savoir en un document dans lequel ils déplorent la campagne de diffamation dont Mgr Sobrinho
a été l’objet à la suite de sa décision.
Les deux institutions accueillaient quelque deux cents séminaristes
d’une vingtaine de diocèses des Etats de Pernambouc, Algaos, Paraiba et Rio
Grande do Norte. La plupart des évêques de la région n’avaient pas caché
leur étonnement devant la décision romaine, prise en contradiction avec les
conclusions communiquées par Mgr Zico, l’évêque coadjuteur de Belem do
Para, au terme d’une enquête canonique menée à la demande du Saint-Siège.
Ce dernier, en effet, se félicitait de la formation donnée dans les
institutions mises en place par Dom Helder Camaras. Il formulait par contre
des réserves sur le nouveau séminaire créé par Mgr Sobrinho. "Rome est loin
de nos réalités latino-américaines!", avait alors commenté Mgr Fragoso,
évêque de Crateus.
Dialogue impossible
Les raisons de ce revirement ? "C’est comme cela dans l’Eglise : nous,
les prêtres et les évêques, nous obéissons à une hiérarchie", a expliqué
Mgr Austregesilo de Mesquita, l’évêque d’Afogados da Ingazeira. "Nous avons
tenté de dialoguer, de sorte que Rome nous dise ce qui n’allait pas et que
nous puissions corriger les failles et sauver les deux institutions, a-t-il
ajouté, mais cela n’a pas été possible."
Les séminaristes qui fréquentaient le séminaire Serene II et l’Institut
théologique sont censés rejoindre le séminaire récemment créé par Mgr
Sobrinho. Mgr José Maria Pires, évêque de Paraiba, a toutefois fait part de
son intention de créer un nouveau séminaire pour absorber les étudiants qui
resteraient sur le carreau. Les franciscains sont également en train
d’envisager l’ouverture d’un institut théologique dans la région d’Olinda.
(apic/cip/bd)