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    Le SMIC bafoue la Constitution

    Brésil: Les évêques brésiliens critiquent la politique salariale du gouvernement

    Brasilia, 26 novembre 2000 (APIC) Le niveau actuel du salaire minimum payé aux ouvriers brésiliens de 151 Reais (équivalent à un peu plus de 77 dollars) bafoue la Constitution, a affirmé en fin de semaine devant la presse le président de la Conférence Nationale des Evêques du Brésil (CNBB), Jayme Henrique Chemello.

    L’évêque de Pelotas (RS) rappelle que l’article 7 de la Constitution fédérale brésilienne établit que tout citoyen a droit à un salaire qui couvre ses nécessités de base et celles de sa famille, comme le logement, l’alimentation, la santé, les divertissements, les vêtements, l’hygiène et le transport. Si le gouvernement ne garantit pas ce minimum, il viole la Constitution a dit le président du CNBB.

    Dom Chemello a fait cette déclaration lors de la présentation à la presse d’un document de la CNBB, qui critique la position du gouvernement en faveur d’une augmentation de 12 dollars du salaire minimum. Sans définir de montant pour le SMIC, le document de la CNBB défend la nécessité d’une "vraie augmentation", et exige du gouvernement une amélioration du système de santé et d’éducation à l’égard des ouvriers brésiliens. "Le gouvernement donne la priorité au plan monétaire et à la stabilité fiscale, au détriment du droit à la survie des ouvriers", dénoncent les évêques brésiliens. Il doit au contraire tenir compte des pauvres, des chômeurs et des exclus du marché du travail dans sa politique économique", souligne encore le collège épiscopal. (apic/plp/mjp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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