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    l’infiltration d’agents de la répression dans les mouvements populaires

    Brésil: Le rapt de militants de la JOC et de l’ACO démontre (091290)

    Recife, 9décembre(APIC) Les récents rapts de militants de l’Action Catholique Ouvrière (ACO) et de la Jeunesse Catholique Ouvrière (JOC) survenus

    respectivement à Belem (Para) et Recife (Pernambouco) préoccupent l’Eglise

    au Brésil. Des représentants de la Conférence nationale des évêques, de

    l’ACO, de la JOC, de la Pastorale ouvrière et d’autres organisations du

    mouvement populaire de tout le pays se sont réunis fin novembre à Sao-Paulo

    pour analyser ces différents actes de répression.

    Les premiers éléments de l’enquète démontrent à l’évidence l’infiltration d’agents de répression politique dans les mouvements d’action catholique. Il semble aussi que cela arrive presque systématiquement dans toutes

    les organisations progressistes (partis, mouvements pastoraux de base, syndicats, mouvements populaires).

    Tout indique que les agents de la répression qui ont séquestré pendant

    plusieurs jours les trois militants - Luis Guilherme Monteiro da Costa à

    Belem et Maria José Ferreira et Teresa Gomes à Recife - étaient à la recherche d’un agent infiltré dans la JOC/ACO, ayant réussi à capter la confiance des mouvements d’action catholique. l’agent aurait dans les dernières semaines cesser de communiquer avec ses supérieurs.

    Après avoir été remis en liberté, Luis, Maria José et Teresa ont pu témoigner des interrogatoires subis et recouper le sens de certaines questions. Lors du rapt de Maria José Ferreira à Recife, ceux qui l’interrogeaient ont demandé plusieurs fois des nouvelles de l’agent en question

    tout en menaçant la militante: "Tu dois sortir de l’ACO et abandonner le

    travail communautaire et populaire. Si tu ne le fais pas, les choses risquent de se compliquer pour toi".

    Luis Guilherme, séquestré auparavant à Belem par deux hommes qui se

    disaient de la Police Fédérale, a été amené dans une caserne militaire où

    il fut interrogé durant 48 heures avec les mêmes menaces et la même insistance sur l’agent infiltré.

    Les représentants des mouvements réunis à Sao-Paulo concluent que les

    rapts de Luis, Maria José et Teresa ne représentent pas des faits isolés et

    que la répression politique est bien réelle. Ils exigent du gouvernement

    Collor un arrêt de ces actes de répression qui rappellent "les mauvais souvenirs de la dictature militaire". (apic/agen/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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