"La conscience vive de la nation"
Salvador, 20octobre(APIC) Le monde de la culture doit être "la conscience
vive" de la nation", a déclaré dimanche le pape Jean Paul II, recevant les
représentants de la vie culturelle, artistique et scientifique du Brésil
dans la cathédrale de Salvador de Bahia. Relevant que la culture est la
plus grande richesse d’un peuple, le pape a mis en garde contre les risques
de contamination qui la menacent, comme l’idéologie moderne du sécularisme,
du consumérisme et du relativisme.
Le pape a demandé aux représentants de la culture brésilienne "de la
conserver dans son intégrité, de la défendre contre les menaces ou les risques de contamination, de protéger ses valeurs évangéliques et chrétiennes". Il a souhaité que "le substrat catholique de la manière d’être de
l’homme brésilien ne se perde pas". Il a appelé les responsables, face au
drame de tant de familles détruites ou construites de manière instable, à
contribuer à consolider l’union des familles, "indispensable pour récupérer
l’un des piliers fondamentaux de la culture brésilienne".
Le pape salue l’évangélisation de l’Amérique latine il y a 500 ans
Lors de la dernière messe célébrée dimanche après-midi à Salvador de Bahia à l’issue de sa visite pastorale de neuf jours au Brésil et consacrée
au thème de l’évangélisation et de la mission, le pape Jean Paul II a salué
l’épopée missionnaire de la première évangélisation des Amériques il y a
500 ans. Il a souligné que les gestes de ces missionnaires étaient "empreints d’héroïsme, de solidarité humaine et en même temps de l’ardeur de
charité surnaturelle, de foi contagieuse et de zèle apostolique brûlant".
Il a également affirmé qu’ils ont vécu avec les indigènes de ces régions,
défendu leurs droits et promu leur dignité en tant qu’êtres humains. Dans
son homélie, appelant à une nouvelle évangélisation du continent latinoaméricain, le pape a relevé qu’il existe au Brésil un monde qui est encore
caractérisé par l’athéisme idéologique ou pratique - de l’hédonisme à la
mentalité de consommation - et par le sécularisme.
Il a estimé que ce monde qui connaît un manque total de références religieuses est en grande partie composé d’éléments des classes supérieures,
surtout de jeunes ou de jeunes adultes fréquentant l’Université. Jean Paul
II a alors mis l’accent sur la nécessité urgente d’introduire l’Evangile
dans ce monde dont, "qu’on le veuille ou non, dérivent en grande partie les
directives de la vie politique, sociale, économique et culturelle d’une
ville, d’un Etat, d’un pays". (apic/jt/cic/be)