Brésil: le P. Maire, assassiné en 1989, (030991)
Les évêques français montent au créneau
Paris, 3septembre(APIC) La thèse selon laquelle le Père français Gabriel
Maire, assassiné au Brésil en décembre 1989, aurait été vicitme d’un crime
commandité semble se confirmer. L’avocat de la famille de la victime, Me
Ewerton Guimaraes, ainsi que les membres de l’Eglise de Vitoria, sont à
leur tour menacés de mort, dénoncent Mgr Jacques Delaporte, archevêque de
Cambrai, président de la Commission française "Justice et Paix" et Mgr André Lacrampe, président du comité épiscopal France-Amérique latine. Tous
deux exigent des autorités brésiliennes que leur sécurité soit assurée afin
que la vérité soit faite.
"En communion avec l’archevêque de Vitoria, Mgr Silvestre Luis Scandian,
écrivent les deux prélats, nous demandons que les autorités brésiliennes
assurent la sécurité des personnes menacées". "Nous désirons vivement, par
solidarité avec l’Eglise de Vitoria et la famille de Gabriel Maire, que
tout soit mis en oeuvre pour que justice soit faite", écrivent-ils dans une
déclaration rendue publique mardi.
Me Ewerton vient de communiquer à la justice brésilienne les noms de
deux commanditaires présumés du crime.
Gabriel Maire, prêtre du diocèse de Saint-Claude (Jura), était chargé de
paroisse dans les Faubourgs de Vitoria, capitale de l’Etat d’Espirito Santo
(Brésil), durant 9 ans. Il a été assassiné le 23 décembre 1989. La police a
conclu son enquête sur la thèse du crime de droit commun (crime crapuleux).
Divers témoignages, et des éléments nouveaux apportés par l’avocat Ewerton,
laissent penser qu’il s’agit plutôt d’un crime commandité.
C’est dans ce contexte que se situent les menaces de mort adressées à Me
Ewerton, ainsi qu’à d’autres personnes du diocèse de vitoria qui l’aident
dans ses investigations.
De son côté, la famille de Gabriel Maire, assistée de Me Aurenche, a
saisi la justice française de cette affaire. (apic/com/sjb)