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    Le danger de s’engager aux côtés des paysans sans terres

    Brésil : la tête de certains évêques mise à prix (020289)

    Vienne, 2février(APIC) Les responsables d’Eglise qui s’engagent au Brésil

    pour la défense des travailleurs agricoles et des paysans sans terres sont

    de plus en plus nombreux a être menacés de mort. La tête de certains

    évêques a même été mise à prix, a déclaré à l’agence de presse catholique

    autrichienne "Kathpress" le P. Joop Koopmans, un religieux d’origine hollandaise au service des communautés ecclésiales de base au Brésil. Des

    grands propriétaires fonciers l’auraient également mis sur une liste noire

    et promis 5’000 dollars à ceux qui l’abattraient.

    Selon le P. Koopmans, les grands propriétaires fonciers, les latifundistes qui combattent la réforme agraire, se sont organisés et louent les services de tueurs à gages pour éliminer les personnes qui s’engagent contre

    leurs intérêts. Il y a pour les "pistoleiros" des primes fixes : 1’000 dollars par exemple pour un simple travailleur et jusqu’à 10’000 dollars pour

    un député. Mais c’est à 20’000 dollars qu’a été portée la prime pour

    "l’élimination" d’un évêque dérangeant. Plusieurs évêques ont déjà reçu des

    menaces de mort ou été victimes d’attentats ces dernières années au Brésil,

    mais aucun n’y a laissé la vie pour le moment.

    Evoquant la "peur" du Vatican face à la théologie de la libération, le

    P. Koopmans relève qu’elle est effectivement "un grand danger pour toutes

    les structures injustes". "Je crois que l’on sait exactement à Rome ce que

    signifie la théologie de la libération", poursuit le missionnaire hollandais. Il affirme que face à l’injustice régnant au Brésil, il essaye de demeurer lui-même non-violent, tout se refusant à condamner ceux qui se

    défendent contre la violence qui leur est imposée : "Je n’ai pas le droit

    de dire que quelqu’un n’est pas chrétien s’il choisit la voie de la violence". (apic/kpr/be)

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