pour construire des maisons pour les pauvres durant le Carême 93
Divinopolis (Brésil), 14mars(APIC) Mgr José Belvino do Nascimento, évêque
de Divinopolis, dans l’Etat de Minais Gerais au Brésil, a donné, dans une
lettre pastorale pour le Carême 93, un objectif très concret à ses diocésains: construire ensemble une maison ( "fazer juntos um mutirao") pour une
famille pauvre. Chaque paroisse, chaque communauté, chaque mouvement
d’Eglise est invité à trouver des moyens financiers et humains pour la construction d’une maison pour une famille défavorisée.
Les bonnes intentions et les prières ne suffisent pas. Pour faire un bon
Carême, Mgr Belvino demande à ses diocésains de se salir les mains. Et de
faire preuve d’imagination et de courage. Pour réaliser l’idée qu’il lance
dans sa lettre pastorale, il veut aussi une organisation et des plans réalistes. Et l’évêque d’ énumérer sept passages obligés pour une organisation
cohérente et pratique de ce travail communautaire: "Choisir l’équipe responsable qui organisera le travail du mutirao; demander ou acheter le terrain avec la documentation recquise; demander ou acheter le matériel de
construction; promouvoir plusieurs travaux communautaires pour les diverses
phases de la construction; choisir avec les critères les plus objectifs la
famille pauvre qui nécessite le plus d’acquérir ainsi une maison; organiser
et faire la fête lors de la remise de la maison; enfin envoyer un rapport à
l’évêque du diocèse pour chaque maison construite".
La collecte, faite dans toutes églises du diocèse, sera destinée à cette
forme concrète du "Mutirao". A la fin de sa lettre, Dom José Belvino ajoute
malicieusement que la construction peut continuer même si le Carême est fini et il ajoute: "Combien de maisons allons-nous offrir aux pauvres cette
année? dix ?, vingt ?, cinquante ?, Cent ?. Nous n’allons pas mettre de limites à la générosité de notre peuple...
Dans les communautés ecclésiales de base, depuis de nombreuses années,
s’est développée cette manière originale d’entraide. Une fois le terrain
acquis et le matériel rassemblé, grâce au travail bénévol de tous, dans les
temps libres, hommes , femmes et enfants participent joyeusement à ce travail communautaire. La famille qui sera bénéficaire de la maison, en signe
de remerciement, aura à coeur ensuite de participer à d’autres "mutiraoes"
pour d’autres sans-abris. (apic/cnbb/ba)