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    L’Eglise accuse le gouvernement de ne pas tenir ses promesses

    Brésil : L’Eglise catholique avec les >

    Brasilia, 20 avril 1997 (APIC) Quelque 2’000 paysans sans-terre, soutenus par l’Eglise catholique, manifestent contre le pouvoir. La nouvelle révolte des paysans, commencée il y a deux mois sous la forme d’une marche sur les routes menant vers la capitale fédérale, est largement appuyée par la Conférence épiscopale brésilienne, qui vient de rendre public un document où elle accuse le gouvernement de ne pas avoir tenu ses promesses électorales en matière de reforme agraire.

    Campagne électorale oblige, le gouvernement avait promis d’installer 280’000 familles jusqu’en 1998, et de renouveler l’opération tous les quatre ans, sur une surface de 11,2 millions d’hectares. Au Brésil, 4,8 millions de familles sont sans terre, alors que plus de 182 millions d’hectares non travaillés se trouvent aux mains de quelques propriétaires fonciers.

    Cette promesse n’a pas été tenue. Ce qui a déclenché la colère des paysans qui ont décidé, il y a plusieurs semaines, une "marche des sans terre" qui s’est terminée, le 16 avril, à Brasilia, où ils ont été rejoints par plusieurs dizaine de milliers de sympathisants..

    Selon le Professeur José de Souza Martins, professeur à l’Université de Sao Paolo, et consultant de la "Commission Pastorale de la Terre" de l’épiscopat, cette nouvelle manifestation risque fort de ne pas connaître plus de succès que les autres : >.

    Et d’expliquer : "170 membres, un tiers du total du congrès national, sont opposés à la reforme agraire. Ils ont le pouvoir judiciaire avec eux. Quand le gouvernement procède à une expropriation de terres incultes, les grands propriétaires terriens recourent au juge qui repoussent la décision du gouvernement. Le problème de la reforme agraire est donc de nature politique. C’est pourquoi je pense que la marche pourrait n’avoir aucun effet concret. (apic/imed/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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