Altamira/Vienne, 12novembre(APIC) Mgr Erwin Kräutler, gravement accidenté
il y a quelques semaines sur la "Transamazonica" - l’un des prêtre qui
l’accompagnaient avait été tué dans le choc frontal avec un minibus - s’est
relativement bien rétabli de ses blessures. L’évêque autrichien, de la
prélature de Xingu, qui travaille en Amazonie, est encore en traitement ;
il devrait subir encore deux opérations avant de quitter l’hôpital.
Le Vicaire général, originaire du Tyrol, le Père Fritz Tschol, a déclaré
à l’agence Kathpress qu’il n’y avait, au moment de l’accident, aucune raison de supposer que l’évêque et ceux qui l’accompagnaient avaient été victimes d’un attentat. Cependant les investigations de la police ont révélé
certaines incohérences. le conducteur du minibus a disparu immédiatement
après l’accident et n’est pas réapparu depuis. Les passagers auraient fourni à la police des indications qu’un témoin de l’accident a formellement
démenti. Selon le père Tschol, il est vraisemblable que les déclarations
des occupants du minibus - dont un en était le propriétaire - manifestement
fausses, ont été prononcées non dans l’intention de déguiser un attentat,
mais dans celle de désigner comme responsable de l’accident l’évêque luimême.
Mgr Erwin Kräutler, qui, en tant que président du Conseil Indigéniste
Missionnaire et membre de la Conférence épiscopale brésilienne, défend depuis des années les droits de paysans et le peuple indien contre les
intérêts économiques, avait été l’objet, avant son accident, de menaces
répétées, prises au sérieux par son entourage, d’autant plus qu’une série
d’ecclésiastiques de différents pays d’Amérique du Sud ont déjà été les
victimes d’attentats politiques. Conscient de cette situation, le gouvernement brésilien a ordonné une enquête approfondie afin de déterminer les
causes de l’accident de Mgr Kräutler. Les résultats de cette enquête n’ont
pas encore été présentés. (apic/kpr/cor)