Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Offre pour l’instant déclinée par le COECC

    Brazzaville: Le président de la république du Congo sollicite la médiation de l’Eglise

    Brazzaville, 23 avril 2002 (APIC) L’enlèvement du Père Jean Guth, de nationalité française et membre de la communauté des Pères spiritains, par la rébellion "ninja" du pasteur Frédéric Bintsangu, alias "Ntumi", donne une nouvelle tournure à la guerre qui a de nouveau éclaté dans la République du Congo depuis le début d’avril dans la région du Pool, proche de Brazzaville.

    Le président de la République Denis Sassou Nguesso, qui n’exclut pas une offensive militaire avec l’appui des 2’000 soldats angolais présents sur le terrain, privilégie d’abord la solution négociée. De sources concordantes, l’on a appris que le chef de l’Etat a sollicité la participation des hommes d’Eglise dans une mission de médiation comprenant les membres du gouvernement, de l’armée et de la société civile.

    Les responsables des Eglises membres du Conseil oecuménique des Eglises chrétiennes du Congo (COECC) ont décliné la sollicitation du chef de l’Etat, se souvenant de la tragique expérience de novembre 1998 au cours de laquelle six hommes d’Eglise qui tentaient d’assurer la médiation entre le pouvoir et la rébellion à la demande du président Sassou, avaient été assassinés dans des conditions jamais élucidées.

    Le 16 avril, les évêques catholiques ont rencontré le chef de l’Etat et ont exigé avant tout "l’arrêt des violences dans le Pool, l’indemnisation des familles des six hommes d’Eglise assassinées en 1998 et l’implication des organisations onusiennes dans la mission".

    Pendant ce temps, les populations du Pool qui fuient les zones de combats se réfugient dans les églises catholique et protestante de Kinkala, le chef lieu de la région où elles bénéficient de l’assistance des organisations humanitaires.

    Le Père Guth, qui avait été blessé au moment de l’attaque dans la localité de Mayama, à une soixantaine de kilomètres de Brazzaville, vit au Congo depuis une trentaine d’années. Il est l’un des rares missionnaires expatriés à avoir regagné le diocèse de Kinkala depuis la fin de la guerre de 1998-1999.

    Le père Guth, enlevés par les "Ninjas" - miliciens proches de l’ex-Premier ministre Bernard Kolélas, entrés en rébellion contre le pouvoir, semble servir de bouclier humain au pasteur "Ntumi". (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus