25ème anniversaire de l’Encyclique "Pacem in terris"
Bratislava, 19avril(APIC) C’est dans la Maison des Syndicats de Bratislava, en Slovaquie, normalement réservée pour les congrès du parti communiste, qu’est célébré ce mercredi en grande pompe le 25ème anniversaire de
l’Encyclique "Pacem in terris" que le pape Jean XXIII a consacrée à la paix
dans le monde.
Cette manifestation officielle mise sur pied par "Pacem in terris", une
association de prêtres contrôlée par le régime tchécoslovaque et interdite
par le Vatican, a certainement pour but de faire oublier la manifestation
pacifique non autorisée pour la liberté religieuse que des unités anti-émeute ont brutalement dispersée le vendredi 25 mars dernier. Le régime
entend en tout cas lui donner un grand retentissement. Quelque 200 participants tchécoslovaques et étrangers sont hébergés dans les luxueux hôtels
Devin et Kijev. A l’occasion de cette fête, à part la commémoration de l’
Encyclique de Jean XXIII sur la paix, les organisateurs ont encore prévu un
exposé sur les tâches et la participation de l’association sacerdotale "Pacem in terris" à la vie de l’Eglise.
Interdiction vaticane
Malgré l’interdiction vaticane, les autorités tchécoslovaques n’ont pas
permis la dissolution de cette association et continuent de l’utiliser pour
tenter d’influencer la vie de l’Eglise, notamment en favorisant l’accès de
ses membres aux postes clés : dans la presse catholique, la formation des
prêtres, voire les ordinariats. Les catholiques slovaques s’élèvent particulièrement contre l’utilisation de fonds de la "Caritas" slovaque,
récoltés auprès des fidèles pour des buts caritatifs, pour financer un tel
événement.
Rappelons que l’Encyclique "Pacem in terris" fut le dernier document du
pontificat de Jean XXIII et que beaucoup y ont décerné à l’époque les signes de la souffrance physique et morale à moins de deux mois de sa mort.
C’est en effet le 3 juin de cette même année 1963 que s’éteignait "le bon
pape Jean". Selon Don Loris Francesco Capovilla, secrétaire de Jean XXIII,
"Pacem in terris" a été notamment un plaidoyer pour un "dégel de l’humanité", en même temps qu’une exhortation adressé aux chrétiens pour qu’ils
construisent la paix en collaborant "avec tous les hommes de bonne volonté". (apic/cip/kpr/be)