Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Les convois sont bien arrivés, témoigne une accompagnante

    Bosnie: Action de Terre des Hommes Lausanne (020393)

    La vie s’organise... la vie continue!

    Fribourg, 2mars(APIC) Depuis le mois de novembre 1992, Terre des Hommes

    Lausanne mène une action d’urgence dans la région de la ville de Tuzla, au

    nord-est de la Bosnie. Mme Bernardoni a accompagné l’un des convois qui

    s’est rendu sur place. Tout est arrivé à bon port témoigne-elle, mais les

    besoins sont grands dans cette ville de 100’000 habitants où 100’000 déplacés ont trouvé refuge. La proximité du front serbo-bosniaque fait régner

    une ambiance d’angoisse sur la ville régulièrement bombardée tous les deux

    ou trois jours.

    Lorsqu’on parle de Bosnie la terrible question des viols vient immédiatement à l’esprit. Les cas de viols sont rééls comme l’indiquent trois témoignanges directs recueillis par Mme Bernardoni. Il est cependant extrêment difficile de mesure l’ampleur du phénomène. Le chiffre de 2’000 femmes

    enceintes et de 300 naissances avancé par certaines sources semble fortement exagéré. "A l’hôpital de la ville on a signalé quatre avortements et

    aucune naissance consécutifs à des viols". "Au bureau des crimes de guerre,

    aucun renseignement clair n’est disponible", constate perplexe Mme Bernardoni.

    Les camions internationaux arrivent à Split. La marchandise est alors

    chargé sur des véhicules plus petits et on circule en convoi vers Tuzla situé à quelque 400 km, explique Mme Bernardoni. Avant la guerre il fallait 6

    heures, il en faut maintenant 48 heures et le passage d’une quarantaine de

    barrages. Tous nos convois ont passé, se félicite Terre des Hommes. Quelques paquets de cigarettes ont en général suffit pour négocier. Certaines

    parties du trajet se font sous l’escorte des casques bleus. La distribution

    est assurée sur place par l’organisation elle-même, dans les centres d’hébergements, les hôpitaux, les quartiers, les villages et même directement

    auprès des familles. Terre des Hommes est actuellement la seule organisation internationale sur place excepté le HCR et le CICR.

    Depuis le mois de juin, quelque 100’000 réfugiés ont afflué dans la ville. Ils campent dans les écoles, les halles de sports, les usines ou chez

    les particuliers, souvent sans chauffage alors que la température à cette

    saison varie de moins 18 à plus 18. "Il n’ y a pas de gens très mal en

    point physiquement" témoigne Mme Bernardoni, mais les carences alimentaires

    et l’anémie progressent. Tous ces réfugiés sont cependant libres de leurs

    mouvements.

    Si quelques classes fonctionnent encore dans des caves ou des abris, la

    vie de cette cité industrielle est entièrement paralysée, les usines sont

    fermées, les magasions vides, l’administration civile pratiquement inexistante. La jeunesse souhaite se battre mais n’a ni armes ni moyens, les gens

    d’âge moyen se résignent, les vieux attendent la mort. Toute l’énergie est

    consacrée à trouver les moyens de survivre, le plus souvent chacun pour

    soi, remarque Mme Bernardoni. La bureaucratie de l’ère communiste est encore bien présente. Par exemple les rations distribuées par les autorités

    sont absolument identiques pour tous indépendamment de l`âge et de la condition sociale des gens. Ces rations sont inutiles pour les personnes aisées, qui s’empressent de les revendre, elles sont insuffisantes pour ceux

    dont c’est la seule ressource.

    A Stupari, Terre des Hommes a pu ravitailler un camp ou se trouvent 96

    prisonniers civils serbes. "Ils n’avaient pas l’air maltraités."

    Trois convois devraient encore partir jusqu’à fin mars, annonce Terre

    des Hommes qui fera alors une évaluation précise. Il s’agira notamment de

    voir s’il y a quelque chose à faire du côté serbe, conclut Mme Bernardoni.

    (apic/mp)

    Des photos sont disponibles auprès de Terre des Hommes, tél 021/653 66 66.

    Des dons peuvent être encore envoyés à Terre des Hommes, 17 port Franc,

    quartier du Flon, 1003 Lausanne.

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus