Bonn : condamnation de la persécution anti-catholique en Chine (220190)
Bonn/Pékin, 22janvier(APIC) Le Père Roman Malek, directeur du Centre pour
la Chine de la Congrégation missionnaire de la Société du Verbe Divin (SVD)
à Saint-Augustin, près de Bonn, a lancé un appel à la protestation publique
contre les récentes arrestations d’évêques et de prêtres catholiques en
Chine. Il faut cependant, a-t-il relevé, faire une distinction entre la direction politique et le peuple et ne pas laisser les Chinois seuls, a souligné le Père Malek dans une déclaration publiée lundi à Bonn. "Nous devons
utiliser chaque possibilité de contact avec les Chinois ici chez nous et
chaque occasion d’aider la Chine".
La situation de l’Eglise en Chine est selon le Père Malek "très tendue".
En effet, dans les deux derniers mois neuf évêques de l’Eglise catholique
clandestine fidèle à Rome et interdite par le gouvernement ont été arrêtés.
Comme l’Eglise clandestine compte plus de membres que l"’Association Patriotique des Catholiques de Chine" (APCC), reconnue par le gouvernement
communiste, le pouvoir tente de "limiter" le nombre des catholiques fidèles
à Rome. Les évêques catholiques clandestins ont été arrêtés "parce qu’ils
sont loyaux envers le Saint-Siège et mènent des activités religieuses endehors de l’organisation ecclésiale reconnue par le gouvernement", a déclaré le missionnaire de la Société du Verbe Divin.
Le Père Malek a attiré l’attention sur le fait que la récente vague
d’arrestations concerne non seulement l’Eglise clandestine fidèle à Rome,
mais encore les membres d’autres communautés chrétiennes. "Il convient aussi de mentionner clairement les arrestations presque quotidiennes et la
’disparition’ d’intellectuels et d’étudiants", a souligné le directeur de
l’Institut pour la Chine.
Rupture des relations diplomatiques avec Taïwan exigée
Dans une interview accordée au quotidien "China Daily", le directeur du
Bureau pour affaires religieuses, Ren Wuzhi, a déclaré que les relations
entre la République populaire de Chine et le Saint-Siège ne se sont pas encore améliorées. Reprenant le discours officiel maintes fois répété, Ren
Wuzhi a déclaré que la condition en était la rupture des relations diplomatiques du Vatican avec Taïwan et la cessation des ingérences dans les affaires intérieures de son pays, notamment en ce qui concerne l’Eglise catholique de Chine. Il a déclaré que la Chine s’oppose "aux tentatives de
puissances étrangères hostiles de fomenter des troubles sociaux par le
biais de la religion". (apic/kna/cic/be/cor)