Rome, 2mai(APIC/CIP) "Avec Jean Paul II, semeur de justice et d’espérance" : c’est le thème de la visite que Jean Paul II s’apprête à faire
en Bolivie. Le pape quittera Rome le 7 mai pour visiter successivement
l’Uruguay (7-9 mai), la Bolivie (9-14 mai), le Pérou (14-15 mai) et le Paraguay (16-18 mai).
Interrogé au micro de Radio Vatican, Mgr Luis Saenz Hinojosa, archevêque
de La Paz, explique la portée du thème choisi pour cette visite du pape en
Bolivie. "Nous pensons, a-t-il dit, qu’il est urgent qu’il y ait dans ce
pays une plus grande confiance en la justice chrétienne. D’autre part, vu
la situation que connaît le pays, il faut redonner l’espoir aux gens."
L’archevêque vise surtout la crise économique liée à la dette
extérieure, engendrant la misère et la pauvreté et décourageant le peuple.
Celui-ci n’a plus aucune confiance dans les gouvernements, les hommes
politiques et parfois même les institutions. "Aujourd’hui, ajoute le
prélat, les gens se tournent vers l’Eglise avec espoir. La visite du pape
sera un stimulant spirituel et le moment de croire ensemble en nous-mêmes
et dans l’avenir que nous devons affronter dans l’amour et la justice."
La préparation pastorale à la visite pape correspond à trois étapes. La
première a été axée sur la préparation des agents pastoraux. Lors de la
seconde, d’octobre dernier au carême, tout a été concentré sur la famille
et les jeunes. L’Eglise a distribué à cette occasion un "autel familial", à
savoir un montage en carton présentant les images du Christ, de la Vierge
et du pape, tel qu’il a déjà été réalisé lors de la visite du pape au Chili
en avril 1987. Cet autel familial est destiné à réunir les familles en
prière, dans une attitude de réflexion sur la vie de l’Eglise et du pays,
en prenant conscience des engagements qui attendent chacun en tant que
chrétien et que citoyen.
La troisième étape, qui s’ouvrira au moment de l’arrivée du pape, a pour
objet la communauté de base qu’est l’Eglise. "La participation directe de
la base dans la phase préparatoire à la visite papale, souligne l’archevêque, doit permettre de renforcer la présence de l’Eglise, une Eglise plus
proche des pauvres, plus authentique et plus fidèle au magistère."
(apic/cip/ym)