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    Camouflet du chef des forces armées à l’opposition

    Bolivie: Nouvelle Constitution: l’armée soutient le président Morales

    La Paz, 10 décembre 2007 (Apic) Le chef des Forces armées boliviennes, le général Wilfredo Vargas, a assuré son soutien total à la "révolution sociale" mise en place par le président Evo Morales. Son intervention musclée, citée par Misna, est un véritable camouflet à l’opposition et aux puissants groupes économiques.

    Le haut officier a durement rejeté les propositions faites récemment par certains représentants de l’opposition qui avaient demandé à l’armée de "rompre avec la démocratie".

    Dans un discours public, le général Vargas a levé tout ambiguïté après l’adoption de la nouvelle Constitution, qui devra encore passer le test du référendum. "Heureusement, nous sommes au début d’une vraie révolution, non pas une révolution violente, mais une révolution sociale silencieuse" capable de restaurer "l’empire de la vertu".

    Pendant la cérémonie de promotion de nouveaux officiers, le chef de l’armée a demandé aux jeunes promus de défendre la Constitution et les devoirs qu’elle confie aux forces armées, quand bien même ils seraient traités de "lâches" par les secteurs qui, a-t-il souligné, exigeraient que les forces armées bafouent la séparation des pouvoirs établie par la Constitution.

    "Les véritables lâches - a poursuivi le général, dont l’intervention a été publiée par de nombreux journaux boliviens -, ce sont ceux qui nous accusent de l’être depuis leurs fiefs parce que nous n’avons pas l’intention de céder à leurs requêtes". Le chef de l’armée a ensuite défini ces secteurs de l’opposition "de mauvais citoyens" et dénoncé la manière dont la tentative de déclencher la violence a illustré "l’incapacité" de ces forces à proposer des solutions par le biais du dialogue démocratique.

    Les propos du général Vargas prennent encore plus de poids dans la mesure où ils ont été prononcés au lendemain de l’approbation de la nouvelle Charte constitutionnelle, sévèrement contestée par l’opposition bolivienne et par les puissants groupes économiques qui la soutiennent. (apic/misna/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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