En vue des élections présidentielles du 3 mai prochain, les évêques boliviens appellent les futurs dirigeants du pays à "répondre aux vrais besoins de la Bolivie".
Le 10 novembre dernier, un coup
d’État secouait la Bolivie, entraînant le renoncement et la fuite du président
Evo Morales. Le leader indigène a été immédiatement remplacé par Jeanine Áñez,
présidente autoproclamée. Une présidente par intérim dont l’entrée en fonction
a marqué les esprits puisque, devant le Palais présidentiel, elle a brandi une
Bible en déclarant "la Bible était de retour au Palais".
Chasser le ressentiment
En attendant l'élections
présidentielle du 3 mai, la hiérarchie de l’Église catholique s’est exprimée
sur la situation dans le pays. Profitant de la Journée de l’État plurinational,
le 22 janvier, Mgr Ricardo Centellas, président de la Conférence épiscopale de Bolivie
(CEB) a souligné l’urgence de revenir au respect des institutions et de "chasser
le ressentiment qui existe depuis 14 ans entre les différents groupes
politiques" dans le pays.
Réduire la brèche entre riches et pauvres
La CEB s’est dite convaincue "d’avoir
joué un rôle très important dans la pacification du pays, notamment en
facilitant le dialogue entre les différentes formations politiques". Elle a
également critiqué les mauvaises pratiques politiques qui "ne font qu’approfondir
la brèche entre une minorité de riches et la grande majorité du peuple, pauvres
pour toujours".
D’où l’appel de Mgr Ricardo
Centellas à créer les conditions d’une "industrialisation durable en
faveur des pauvres, en particulier dans les régions très marquées par les
migrations"et afin de "répondre aux vrais besoins de la Bolivie".
(cath.ch/jcg/mp)