Rome, 15mai(APIC/CIP) Tous sont appelés à construire une société nouvelle
et Dieu seul peut garantir que cette société soit vraiment à la mesure de
l’homme. C’est ce que Jean Paul II a souligné au cours d’une eucharisite
qu’il a présidée, vendredi 13 mai après-midi, sur l’aéroport "El Trompillo"
de Santa Cruz.
La pape a posé aux fidèles boliviens deux questions : "Avez-vos faim et
soif de justice?" et "Comment recherchez-vous la paix ?". Ces questions
sont essentielles aux yeux de Jean Paul II pour quiconque veut réfléchir,
devant Dieu, aux problèmes majeurs de la Bolivie d’aujourd’hui.
Malgré "l’obscur panorama de la réalité", il y a un espoir à cultiver
dans ce pays, a insisté le pape. La Bolivie dispose en effet d’une "grande
richesse de valeurs".
Et le pape de faire aussitôt la transition avec quelques "principes
fondamentaux" de la doctrine sociale de l’Eglise : le primat de la personne
sur les choses, l’homme comme critère des formes concrètes de la vie en
société et de son progrès, le bien commun comme but de cette société, le
souci des plus pauvres et des nécessiteux, la reconnaissance que tout est
subordonné à la vocation de l’homme à l’immortalité, autrement dit que
toute activité humaine comporte une dimension morale indispensalbe.
Jean Paul II a encore invité les Boliviens à ne pas céder aux tentations
de la violence, mais à opter toujours pour la solidarité.
Les Boliviens ont désormais la tâche difficile, a conclu le pape, de
transformer leur société en société nouvelle, en veillant à ce que ses
fondements et ses expressions soient profondément marqués par les valeurs
chrétiennes. (apic/cip/ym)