Rome, 15mai(APIC/CIP) Samedi matin 14 mai, Jean Paul II a quitté la ville
bolivienne de Santa Cruz pour se rendre à Trinidad, une ville de 34’000
habitants, à 450 km au nord-est de la capitale La Paz.
Durant l’eucharistie qu’il a célébrée sur l’aéroport de Trinidad, le
pape a centré son homélie sur la mission et la communauté indigène. La
première étape de l’évangélisation du pays, a-t-il rappelé, remonte aux
missionnaires, arrivés en Bolivie il y a un peu plus de trois siècles. De
nombreux chrétiens ont payé cette évangélisation au prix fort : le martyre.
Mais leur sang a porté du fruit : les missionnaires ont apporté la foi en
Jésus-Christ et ont aidé les Boliviens à améliorer leurs conditions de vie.
Aujourd’hui, a poursuivi le pape, la foi demande de chaque fidèle une
attitude qui soit cohérente avec l’enseignement de l’Eglise. Il s’agit, en
particulier, de réagir devant les menaces de décomposition qui pèsent sur
la famille et sur le couple, de renoncer aux tentations que représentent
l’alcool et la permissivité ambiante. Il s’agit aussi de promouvoir les
vocations dans l’Eglise.
Jean Paul II a aussi exhorté les fidèles de Trinidad à combattre
résolument la misère et la pauvreté, tout en précisant que la travail
"constant, intense, honnête et efficace" est, de la part de tous, une
condition nécessaire pour vaincre cette pauvreté. On ne peut pas
s’attendre, a encore dit le pape, à ce que tout vienne de l’extérieur.
Jean Paul II a enfin rendu hommage aux missionnaires : en contribuant au
développement de la population et en aidant les Boliviens à s’ouvrir à
Dieu, ils les ont rendus peu à peu capables d’être les artisans de leur
propre libération "qui est le fruit de l’amour". (apic/cip/ym)