Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Bolivie : discours du pape aux évêques boliviens (100588)

    La Paz, 10 mai (APIC/CIP) C’est à la nonciature de La Paz que Jean Paul II

    a rencontré mardi matin des représentants des autres confessions

    chrétiennes, puis de la communauté hebraïque et, enfin, les 39 évêques de

    la Conférence épiscopale bolivienne.

    Apres avoir ecouté l’adresse de Mgr Julio Terrazas, président de la

    Conférence épiscopale, Jean Paul II a prononcé un discours ou il a d’abord

    mis en exergue une dimension essentielle du ministère épiscopal : "donner

    sans cesse vie à l’oeuvre de salut du Christ".

    Tout en se réjouissant de la grande religiosité du peuple bolivien, Jean

    Paul II a souligné ensuite que celui-ci avait besoin d’orientations pour

    pouvoir se défendre contre les sectes qui se multiplient dans le pays. "Ces

    sectes dites fondamentalistes, a-t-il indiqué, sèment la confusion parmi la

    population et peuvent affaiblir la cohérence et l’unité du message

    évangelique." Le pape a ici insisté sur la necessité d’une formation

    chrétienne solide à tous les niveaux, particulièrement chez les

    séminaristes et les prêtres.

    Abordant le thème de la justice, Jean Paul II a rappelé qu’il ne s’agit

    pas simplement de combattre les structures de péché, comme il l’a souligné

    dans son encyclique "Sollicitudo rei socialis", mais aussi le péché

    personnel, "surtout l’egoïsme, qui est la racine originelle de ces

    structures injustes et du péché". Désapprouvant le recours à la violence et

    à la haine comme moyen de réaliser la justice, le pape a fait allusion à la

    théologie de la libération. "On ne peut nier qu’il y ait des valeurs

    positives dans une théologie de la libération saine et authentiquement

    évangélique, a-t-il affirmé, mais il ne faut pas oublier que les déviations

    et risques de déviation connexes à cette forme de réflexion et d’élaboration théologique ont été signalées comme il convient par le magistère

    ecclésiastique". Le pape a ajouté qu’une réflexion théologique qui porte à

    déformer la parole inspirée et est arbitrairement réductrice ne peut être

    acceptée par l’Eglise.

    Cela ne signifie pas que les pasteurs doivent garder le silence devant

    les situations d’injustice indéniables, a-t-il precisé. Dans le domaine social, l’Eglise doit exercer une fonction prophétique, qui implique la

    dénonciation des maux et des injustices. Neanmoins, il convient de souligner que l’annonce est toujours plus importante que la dénonciation, une

    annonce qui rend vraiment solide et forte la plus haute motivation."

    En concluant, Jean Paul II a encore demandé aux évêques d’être des

    "semeurs d’espérance", en ne se contentant pas d’offrir "des espoirs

    temporels et des libérations partielles de maux uniquement terrestres".

    (apic/cip/ym)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus