Rome, 15mai(APIC/CIP) De Tarija, au sud de la Bolivie, ou il s’était
rendu durant la matinée de vendredi 13 mai, Jean Paul II est revenu vers
midi à Santa Cruz, en plein coeur du pays. Dans cette ville de 377’000
habitants, il s’est adressé aux représentants des mouvements d’apostolat
des laïcs, qui l’ont accueilli dans la cathédrale.
Pendant très longtemps, l’Eglise bolivienne a pratiquement reposé sur
les seules épaules des prêtres. Aujourd’hui, les laïcs se rendent davantage
compte de l’importance de leur apport à l’évangélisation, à commencer par
le rôle des catéchistes.
Le pape a donc rappelé aux laïcs, en se référant au Concile Vatican II,
que tous les fidèles sont appelés à la sainteté. Le témoignage que l’Eglise
attend des laïcs est d’abord l’exemple de leur vie pour les autres. Cet
apostolat de l’exemple doit cependant être accompagné, a souligné le pape,
d’un apostolat de la parole. Les laïcs doivent aussi s’efforcer d’organiser
la société ou ils vivent selon la volonté de Dieu, c’est-à-dire en veillant
à doter cette société de lois justes et d’institutions adéquates.
Aux catéchistes, le pape demande une attention particulière à l’égard
des jeunes, des enfants et des familles en général. Il a également insisté
sur la catéchèse des sacrements et sur l’éducation des citoyens à leurs
droits et à leurs devoirs.
Des mouvements d’apostolat, le pape attend un souci de l’unité avec les
responsables d’Eglise ainsi que la fidélité aux orientations du magistère
ecclésial.
Quant aux communautés ecclésiales de base, Jean Paul II a souhaité
qu’elles soient authentiquement ecclésiales, ce qui supposera toujours de
leur part un effort de formation des chrétiens à la foi et des liturgies de
qualité. (apic/cip/ym)