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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Tourniquet à passer, murs... Dlcrire le bâtiment, les conditions d’entrée.

    Bochuz, Hubert Chatagny, curé de St Croix

    Interview des prisonniers, dans un petit parloir.

    Une peinture faite par un détenu, plusieurs sont du reste accrochées

    dans d’autres salles et corridors, Peintures aux teintes vives, légèrement

    suréaliste. Une tabvle, quelques chaises, une TV

    Antonio Urtado, Colombien, de Bogota. En prison pour trafic de drogue,

    avocat. Condamné à 8 ans, âgé de 42 ans, depuis 3 ans à Bochuz. William, 60

    ans, Suisse, canton d’origine, Bâle, condamné pour escrocrie. A Bochuz depuis 2 ans, pour 6 mois encore dans ce lieu.

    Première impression lorsque le premier jour en prison? De désarroi.

    Urtado...On se trouve devant une situation qu’on a jamais vécue. Un monde complètement différent ici en prison. On se rend alors compte qu’il faut

    changer son mode de vie d’un moment à l’autre. S’habituer à une vie différente, complètement.

    William. Le mot liberté aujourd’hui.... Lêtre humain n’est pas libre,

    jamais libre. Il a toujours le fardeau du devoir journalier, le fardeau de

    gagner sa vie, de vivre. Mais l’être humain est infiniment adaptable. Et on

    s’adapte à tout. La liberté? POur beaucoup, cela évoque ce que l’on aimerait faire, ce que veut faire. Mais on ne fait jamais ce qu’on veut faire,

    on fait ce qu’on peut faire. C’est ce que je fais ici. J’ai voulu faire beaucoup dans ma vie, mais j’ai fais ce que j’ai pu.

    Urtado. Les conditions de détention, on se les créé et fait un peu soi

    même. En adaptaptant son comportement dans le cadre de l’établissement.

    C’est sa vie que l’on fait dans l’établissement, que l’on se fait soi même.

    Selon son comportement, sa manière d’agir en prison.

    Qu’est-ce que vous attendez d’un aumônier de prison?

    William. Pouvon-nous vivre avec vous tout seul, avec vos besoins. Ja’i

    eu l’avantage de grandir dans un institu catholique entouré de prêtres,

    franciscains et jésuites. J’ai cherché chez l’aumônier le contact avec ce

    qu’on appelle Dieu. Je suis catholique et je le reste. On discute de la

    doctrine. habitué dans ma jeunesse à aller à l’église. Ici, en prison, je

    suis retournée à l’église. Au début, on y va pour sortir, pour changer

    d’ambiance. Puis ensuite, vous y allez parce que la personne qui vous apporte le message de son Eglise - qui est l a mienne, mais je vais aussi au

    culte protestant - je la trouve humaine. C’est pas toujours le cas, dans

    une prison. Là ou j’étais en préventive, jew détestais l’aumônier. Je trouvais sa manière répulsive, manque total de compréhension de la personne détenue, en particulier des nouveaux détenus, pas nécessairemewnt à mon

    égard, mais en général.... il avait une interprétation complètement erronée

    de la part d’un homme pourtant confirmé, il racontait des bêtises. Idées

    préconçues. Ces deux aumôniers, par leur pratiques, savent toucher le détenu. En lui apportant un messsage qui qui vous fait opublier que vous êtes

    là. Ils vous ramènent à un discvours ... religieux.... j’allais dire à un

    discours avec Dieu... mais j’ai cessé de croire à ce discours avec Dieu. Je

    pense que lorsque vous sortez de l’Uni d’ailleurs, on se dit que l’idée de

    Dieu est impossible, alors qu’avec le temps, vouas vous rapprochez de Dieu.

    Parce que vous devenez plus interprétatif. Vous recroyez en Dieu.

    Nous avons la chance d’avoir dans cette institution deux personnes qui

    savent apporter ce message de l’extérieur. Car ce qu’ils font est de vous

    apporter en un cours instant le message de l’extérieur, avec le message de

    Dieu. Je m’occupe intellectuellement tout le temps durant ma détention.

    Ppur moi, par conséquent, les visites que j’ai me suffisent, pour d’autres,

    elles pourraient être plus fréquentes. Je suis même chagriné que la tendance à ses services religieux soit dans le fon assez faible. Une fois par semaine, pour moi, c’est sufisant, mais je me réjouis d’y aller. Les conversation avec l’aumônier ne portent pas uniquement sur les choses religieuses, mais tous les problèmes en général. J’ai beaucoup de plaisir à ses visites, qui sont mensuelles, mais pas régulières. Pour moi, c’est chaque 6

    semaines, à peu près. C’est pas très fréquent, Cela pourrait l’être davantage.

    A quoi vous occupez vos loisirs? La poursuite intellectuelle. Ici, vous

    bénéficiez du temps de vous occuper de vos activités intellectuelles.

    Urtaddo

    Que t’apporte un aumônier? Pour un latino américain, depuis le début, on

    a été formé comme catholique. la figure d’un prêtre est une figure sacrée

    et de respectée. Le plus difficile est la prison préventive, pour un qui

    arrrive en prison. Et c’est ou l’aumônier devrait être le plus présent

    (protestant ou catholique), devrait porter plus d’attention. Pour nous autres, latinos américains, lorsque nous arrivons en prison, on ne connaît

    généralement pas la langue. J’ai appris le français ici, à Bochuz. Et je

    crois que beaucoup de personnes se trouvent dans mon cas. Le prêtre, en

    préventive, pourrait aider plus, apporter plus. Lorsqu’on est condamné, on

    est déjé quelque peu habitué à cette situation, On parle un peu la

    langue... à la prison on s’habitue...

    Un aumônier m’apporte avant tout une aide et une présence spirituelle.

    Même si on consacre de temps à autre du temps pour lire la Bible et assister à la messe. Cette présence apporte un réconfort moral, une manière

    plus positive de voir les choses.

    Il faut s’éviter les problèmes en prison. Je me consacre à la TV interne

    de la prison, prépare un film sur la position des mains, je m’occupe intellectuellement. J’essaie de m’occupe en permanence dans ma cellule.

    Alba Monte Nino

    Italien, depuis 26 ans en France, à Toulon. Condamné à 10 ans pour huld

    up et prise d’otage.

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