Bilan annuel de l’Aide à l’Eglise en détresse (090889)
Königstein, 9août(APIC) "L’Aide à l’Eglise en détresse" a approuvé en
1988 quelque 5.600 demandes d’aide d’un montant total de 52 millions de
dollars, peut-on lire dans le bilan présenté le 8 août par le Secrétariat
international de cette organisation catholique basée à Königstein, près de
Francfort. Par rapport à l’année dernière, les demandes ont augmenté de
plus de 14 % et les subsides de plus de 16 %. Cette organisation a aidé en
1988 l’Eglise persécutée et menacée dans 117 pays.
Au cours de la 41ème année de son existence, l’ "Aide à l’Eglise en détresse" a, une fois de plus, concentré son aide sur l’Europe de l’Est, surtout en Pologne, en Union Soviétique, en Yougoslovie et en Hongrie. Un
tiers de son budget total a été utilisé pour financer des projets dans ces
pays. L’envoi de 120.000 bibles en Union Soviétique et la formation de prêtres polonais pour la mission comptent parmi les actions d’aide les plus
importantes réalisées l’année dernière. En outre, une grande partie du budget a été utilisée pour financer des projets dans le Tiers-Monde, particulièrement au Brésil, au Zaïre, en Inde et aux Philippines.
Les projets de construction d’églises, de séminaires et de centres catéchétiques occupent, avec plus de 30 % des subsides accordés, la première
place dans l’aide apportée, avant la promotion des projets de médias chrétiens et la formation des séminaristes à laquelle on a consacré respectivement 15,7 % et 13 % du budget. Près de trois millions de dollars ont également été utilisés pour l’aide aux réfugiés.
L’"Aide à l’Eglise en détresse" souligne que son financement se fait
uniquement par des dons étant donné qu’elle n’obtient aucun subside de la
part de l’Etat ou d’institutions privées. Ces dons ont été fournis en 1988
par plus de 390.000 personnes dans 14 pays occidentaux, plus particulièrement de la RFA (14.6 millions de dollars) et de la France (12.5 millions de
dollars).
Selon les estimations de l’oeuvre, le fait que le nombre des demandes ne
cesse de croître prouve que les chrétiens de nombreux pays se trouvent dans
une détresse qui menace leur existence. (apic/aed/mg)