Bienne: ouverture du projet Argentine (040991)
Bienne, 4septembre(APIC) C’est ce week-end du 6 septembre que démarre,
dans les paroisses et missions de Bienne le nouveau projet de développement
présenté par la Mission espagnole et retenu par le Conseil de communauté et
le Groupe de solidarité interparoissial au mois de mars dernier. Il servira
de "moteur" à différentes actions pendant toute l’année dont la construction d’un jardin d’enfants dans la paroisse de Pacheco, diocèse de san Isidro en Argentine au prix de 50’000 Fr.
En proie à une inflation galopante, l’Argentine connaît un véritable marasme économique et financier. il traverse une crise sociale sans précédent: chute des salaires, chômage, maladies, pauvreté.
Un pays qui perd pied
L’économie argentine souffre d’une double détérioration: l’inflation qui
ne cesse d’augmenter de mois en mois alors que le taux de change du dollar
baisse ou reste congelé. En janvier 1990, par exemple, le poucentage accumulé d’inflation a été de 942,5 (prix au consommateur); ce qui signifie
que, en huit mois, le coût de la vie s’est multiplié par 10 environ.
Jusqu’à présent le financement de projets humanitaires était en grande
partie supporté par la classe moyenne, mais la conjoncture économique frappe durement cette couche sociale et elle devient, à son tour, la classe
pauvre de la nation. Ne trouvant plus l’appui financier au sein de la classe moyenne, les oeuvres d’entraide locales sont obligées de faire appel à
des institutions étrangères, afin de trouver des fonds pour résoudre les
cas les plus urgents.
Sauver des enfants de la rue
Pacheco est une ville de 150’000 habitants (dont 70’000 catholiques),
située à 30 km environ au nord de la capitale Buenos Aires. Bâti dans un
faubourg de la métropole argentine, Pacheco connaît le sort de toutes les
grandes agglomérations du pays, à savoir une densité de population trop
élevée par rapport aux infrastructures urbaines. C’est pourquoi une grande
partie de la population de Pacheco s’entasse dans des bidonvilles. Les familles comptent en général un nombre élevé d’enfants (6-7 en moyenne). Outre le logement misérable, les deux parents sont obligés de travailler pour
assurer le minimum vital à la famille et tous deux quittent le domicile
pendant la journée, laissant ainsi leurs enfants livrés à eux-mêmes. Petits
habitants de la rue, ils deviennent vite les victimes de la délinquance et
de la marginalisation.
Entre autres bâtiments à but social et humanitaire, il est donc urgent
d’aménager des garderies pour abriter ces jeunes enfants et leur offrir
ainsi un lieu d’accueil pendant la journée.
Sensible à cette situation et à l’appel reçu, le Groupe de solidarité
interparoissial s’est donné pour tâche de réunir la somme nécessaire à la
construction d’un de ces jardins d’enfants. Pour atteindre ce but, il compte sur la complicité et sur la générosité de tous. (apic/com/sjb)