Toujours la controverse autour de "La dernière tentation du Christ"
Venise, 17août(APIC/CIP) Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que le dernier
film du réalisateur Martin Scorcese, "La dernière tentation du Christ",
alimente la controverse et pique la curiosité du grand public. A douze
jours de la Biennale de Venise, qui aura lieu du 29 août au 9 septembre,
les responsables de l’archidiocèse de Venise ont demandé aux organisateurs
de la manifestation de ne pas projeter ce film.
Ces mêmes responsables, peut-on lire dans un communiqué diffusé par la
curie du patriarcat de Venise, se sont jusqu’à présent abstenus de tout jugement. "Aujourd’hui que le film est projeté sur de nombreux écrans aux
Etats-Unis et que les médias ont déjà abondamment parlé de son contenu, dit
ce communiqué, "nous pensons devoir partager les jugements des représentants qualifiés et des responsables de la communauté chrétienne, protestante et orthodoxe, qui ont exprimé un avis négatif".
La curie patriarcale de Venise estime que la communauté catholique locale, sans vouloir "imposer la foi à ceux qui ne croient pas", a le droit au
"respect pour ce qu’elle a de plus cher et de sacro-saint". Elle demande en
outre qu’on épargne à la ville lagunaire "d’inutiles déchirures des fibres
de son unité".
De son côté, le directeur de la Biennale de Venise, Giulelmo Biraghi, a
réagi à cette prise de position. "Les problèmes moraux de la société sont
hélas nombreux et graves, a-t-il déclaré, mais ils ne peuvent se résoudre
en polarisant toute l’attention sur une oeuvre cinématographique". Giulelmo
Biraghi s’est néanmoins réjoui du ton du communiqué, "peut-être aurait-il
été plus modéré si l’on avait attendu encore un peu pour voir le film au
lieu de se baser exclusivement sur des réactions d’Outre-Atlantique", a-til dit. (apic/cip/pr)