d’être exterminée par une armée d’occupation"
Cri d’alarme du Centre catholique d’information
Beyrouth, 1eraoût(APIC) Devant la destruction du Liban et le massacre de
la population civile causé par le bombardement journalier de Beyrouth,
(près de 40 tués et 130 blessés depuis le 26 juillet dernier), protestations et condamnations se révèlent inefficaces. "Ce sont des mesures urgentes qui devraient être prises au Liban pour sauver toute une population assiégée depuis 4 mois et en danger d’être exterminée par une armée d’occupation", affirme dans un communiqué le Centre catholique d’information (CENCA) à Beyrouth.
C’est un précédent grave pour la paix dans le monde, relèvent les observateurs politiques, qu’un pays membre des Nations Unies comme la Syrie se
permette d’occuper le 7/10 du Liban, également membre des Nations Unies, et
d’imposer au reste du pays un blocus total empêchant vivres et médicaments
d’arriver à bonne destination.
Mgr Nasrallah Butros Sfeir, patriarche maronite, appelant les combattants "à avoir pitié des citoyens" se demande "quel est le but de tout cela, la mort des gens et leur extermination ou bien l’appronfondissement des
blessures et l’attisement du feu de la haine ? Comment alors pouvoir faire
coexister des frères dans un pays commun ? Et comment est-ce possible pour
des voisins de respecter le droit de voisinage de 2 pays limitrophes dans
une atmosphère chargée de haine et d’inimitié ? Alors que le bon voisinage
requiert de créer une ambiance de confiance réciproque, de coopération sincère et de respect total".
Sur un autre plan, la violence des bombardements dans la nuit du 30
juillet n’a pas empêché la Commission épiscopale pour les moyens de communication sociale de tenir une conférence de presse au Centre Catholique
d’Information pour présenter 3 documents qu’elle avait fait traduire en
arabe et publier : l’exhortation apostolique "Christifideles Laici" du pape
Jean Paul II et "L’Eglise face au racisme; pour une société plus fraternelle" de la Commission pontificale "Justice et Paix" et "Une patrie digne de
l’homme" qui est en fait une lettre pastorale de l’assemblée des patriarches et des évêques catholique du Liban. Ont participé à cette conférence :
Mgr Raphaël 1er Bidawid, patriarche de Babylone pour les Chaldéens, Mgr Roland Aboujaoude, président de la susdite Commission et vicaire patriarcal
général maronite, Mgr Habib Bacha, métropolite de Beyrouth et de Jbeil pour
les grecs catholiques. (apic/cenca/mg)