Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    réouvrira ses portes le 1er octobre

    Bethléem : L’Université catholique (030990)

    Fermée trois ans durant par les militaires israéliens

    Jérusalem, 3septembre(APIC) L’Université catholique de Bethléem, en Cisjordanie occupée, fermée depuis trois ans sur ordre des autorités militaires israéliennes, pourra réouvrir ses portes le 1er octobre prochain. Les

    autorités israéliennes n’ont cependant pas encore permis la reprise des

    cours dans les autres Universités palestiniennes (Hébron, Birzeit, près de

    Ramallah, Al-Najah à Naplouse, Al-Quds à Jérusalem-Est et l’Université Islamique de Gaza) fermées également fin 1987.

    Les professeurs de l’Université de Bethléem - qui ont poursuivi, après

    la fermeture d’octobre 1987, leurs activités d’enseignement de manière

    clandestine dans des lieux privés, des locaux appartenant à l’Eglise ou des

    hôtels - ont été invités à se rendre dans leur Faculté le 10 septembre prochain. Quelque 1’200 étudiants sont attendus pour la rentrée du 1er octobre. Les autorités d’occupation attendent de voir comment les étudiants

    vont se comporter avant de décider l’éventuelle réouverture d’autres Universités.

    Dans une interview accordée lundi à l’agence APIC, le sociologue palestinien Bernard Sabella, professeur à l’Université catholique de Bethléem,

    souligne les difficultés que rencontre cette institution d’enseignement supérieur fondée en 1973 avec l’appui du Vatican. Après la fermeture, durant

    un an, il a été impossible pour les professeurs d’assurer un enseignement

    alternatif. Puis les professeurs ont mis sur pied des cours décentralisés,

    dans divers locaux. Ainsi, l’école d’infirmières s’est installée au Centre

    Notre-Dame de Jérusalem, et les cours ont pu être assurés dans des conditions plus ou moins précaires. En effet, les étudiants n’avaient pas accès

    aux bibliothèques, laboratoires, etc. Si cet enseignement clandestin

    n’était pas permis, relève Bernard Sabella, les autorités israéliennes ont

    la plupart du temps fermé les yeux.

    La situation n’est pas pacifiée et l’intifada dure toujours

    Certains anciens étudiants, relève-t-il, ont peur de reprendre les

    cours, car ils craignent de se faire arrêter sur le campus par les soldats.

    D’autres ne reprendront pas les cours, parce qu’ils sont en prison. De

    plus, il y a trois fois plus d’élèves pour la première année, puisque

    l’Université a été fermée trois ans durant, avec toutes les difficultés matérielles et de cohabitation que cela suppose. Quant à savoir si la vie

    universitaire va reprendre son cours normal à Bethléem, B. Sabella souligne

    que la situation n’est pas pacifiée.

    Le professeur chrétien pense que les étudiants veulent effectivement

    étudier, mais qu’il est très difficile de ne pas lier l’Université aux événements extérieurs. "J’ai cependant l’espoir que les études pourront se dérouler normalement, mais l’intifada n’est pas morte, conclut-il, car aucune

    perspective ne nous est offerte; il n’y aura pas de normalisation sans processus politique, sans justice!". (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus