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    Bétharram: la congrégation a reconnu sa responsabilité dans les violences 

    Après la reconnaissance par la congrégation des Pères de Bétharram, de sa responsabilité dans les violences envers les élèves de son collège Notre-Dame, les victimes ont exprimé le 4 mars 2025 un 'immense soulagement’.  

    Le collectif des victimes de violences subies au sein de Notre-Dame de Bétharram a fait part de son soulagement, tout en regrettant un mea-culpa tardif et contraint, rapporte La Croix, après que la congrégation qui a longtemps dirigé l’établissement catholique a reconnu sa responsabilité.

    «Aujourd’hui, on franchit un pas de plus dans le processus de reconnaissance des victimes de violences sexuelles parce que, jusqu’à présent, la congrégation refusait de prendre en charge leurs responsabilités concernant les personnes laïques», a réagi son porte-parole Alain Esquerre. Il a ajouté regretter le positionnement contraint et tardif d’une congrégation acculée, qui aurait dû reconnaître ses responsabilités depuis des décennies.

    Depuis un an, d’anciens religieux et membres du personnel laïc de l’établissement des Pyrénées-Atlantiques sont visés par plus de 150 plaintes déposées pour violences physiques, agressions sexuelles et viols.

    19 victimes déjà indemnisées

    Jusqu’à présent, la congrégation avait indemnisé à hauteur de 700’000 euros, 19 victimes de violences sexuelles prescrites perpétrées par des religieux, reconnues par la Commission de reconnaissance et réparation (CRR) mise en place par l’Église depuis 2021. Mais elle ne prenait pas en compte les victimes de personnes laïques. Les Pères de Bétharram veulent indemniser désormais aussi ces dernières.

    Le Père Laurent Bacho, responsable de la cellule d’écoute au sein de la congrégation, a assuré que les pères de Bétharram étaient «très affectés par ce qui s’est passé (…), par les souffrances de ces enfants qui étaient venus ici pour être protégés, éduqués». «Je fais partie de ce corps. Sans être coupable, je suis responsable.»

    Une commission d’enquête indépendante, dont la composition n’a pas encore été arrêtée, devra par ailleurs identifier les causes de ces «abus massifs». Elle devrait travailler pendant au moins six mois, pourra étudier les archives et entendra des victimes et membres de la communauté.

    L’éducation et la mission

    Fondée en 1835 près de Lourdes par Michel Garicoïts (1797-1863), prêtre basque canonisé en 1947, la congrégation de Bétharram avait pour vocation de répondre aux besoins spirituels de l’après-Révolution française. Avec une spiritualité centrée sur le Sacré-Cœur de Jésus, elle a particulièrement investi les terrains de l’éducation, de la pastorale des malades, de la mission, et du service des paroisses. Elle ne compte plus qu’une trentaine de membres en France mais a essaimé dans 15 pays. Aujourd’hui forte de près de 270 membres dans le monde, elle est dirigée depuis 2017 par un prêtre argentin, le Père Gustavo Agin. (cath.ch/cx/mp)

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